Dans son édition du mardi, Les Échos révélait que les travaux parlementaires, qui devaient confirmer le soutien de l'Assemblée nationale à la stratégie gouvernementale de non-restructuration de la dette, ont été reportés sine die. Ce coup de théâtre à la Place Soweto survient après l’annulation in extremis de la Commission des finances et de la séance plénière prévue jeudi, sans explication officielle, laissant libre cours aux spéculations.
Selon Le Quotidien, ce blocage coïncide de manière troublante avec les révélations du Financial Times sur un emprunt de 426 milliards de francs CFA contracté dans « l’opacité la plus totale ».
Le député Thierno Alassane Sall, leader de République des Valeurs (RV), a immédiatement réagi, dénonçant ce qu’il considère comme un aveu de culpabilité de l’Exécutif. Sur ses réseaux sociaux, il a fustigé une manœuvre visant à éviter un débat public sur cette « dette secrète » : « La réunion [...] a été reportée in extremis, après que leur recours à la voltige financière toxique a été étalé au grand jour », a-t-il martelé, repris par le quotidien du groupe Avenir Communication.
Selon l'opposant, les autorités ont choisi de « laisser passer l’orage et fourbir leurs arguties » plutôt que de fournir les éclaircissements demandés par l’opinion publique et les partenaires financiers du Sénégal.








