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Appel au secours: Le capitaine Jean-Pierre Ndioukane Ndecky bloqué depuis 7 mois au port de Kenitra


Rédigé le Mardi 4 Mai 2021 à 16:19 | Lu 89 fois | 0 commentaire(s)



Natif du Sénégal, naturalisé espagnol, Jean-Pierre Ndioukane Ndecky a quitté le port de Caletas (région de Malaga en Espagne) le mercredi 7 octobre 2020, à destination de Bissau. Propriétaire du yacht Berta II, immatriculé en Espagne, il a du faire face a des problèmes techniques qui l’ont poussé à chercher assistance au Maroc. Il déplore l’accueil qui lui a été réservé, étant donné qu’il est retenu depuis maintenant sept mois au port de Kenitra.


Appel au secours: Le capitaine Jean-Pierre Ndioukane Ndecky bloqué depuis 7 mois au port de Kenitra
Dans un "Sos" qu’il lance à travers les colonnes du journal « Tribune », le capitaine Ndioukane Ndecky dénonce un traitement injuste et injustifié.
« Je suis pilote au long cours, capitaine de la marine marchande, sorti du port de Caletas le mercredi 07 octobre 2020 a 17 heures 02 minutes à destination de Bissau, en passant par Dakar, pour la visite familiale.

Problème: Le samedi 10 octobre à 21 heures 40 minutes, après le passage à Gibraltar et à Tanger, où j'ai fait les tests du Covid-19 avec les résultats négatifs, suite au refus de me donner le carburant à Larache, et suite au refus d'assistance à la vie humaine en danger d'extinction en mer, (Obligation de Solas "Safety of Llfe at sea") conformément à la Convention internationale Maritime ; après des heures en dérive, après avoir lance trois fusées de détresse, je me suis trouvé à la plage sauvage de Kenitra à 01 heure 01 minute, sous la présence des hauts officiers de la Gendarmerie royale, de la Marine royale, de la Police et des Autorités civiles.

Après la fouille légale du bateau de bout en bout, je suis précipité a la brigade de la gendarmerie, laissant mon bateau à son sort. Détenu pendant six jours de façon purement arbitraire et sous la menace de refoulement en Espagne sans mon appareil, j'ai affronté loyalement la situation où je suis sans mon passeport ni les documents de mon bateau.

Ayant sollicité la demande d'autorisation de m'embarquer avec mon bateau par voie terrestre à destination de Dakar, puis Bissau depuis le 23 novembre 2020, au ministre de l'Intérieur, sans aucune réponse, le jeudi 31 décembre 2020, après le contrôle minutieux du bateau par les autorités compétentes, j'ai quitté Kenitra a destination d'Algesiras-Espagne à 15 heures 11 minutes.

A 19 heures 37 minutes, a la position Latitude 35 degrés 1.98 minutes N et Longitude 006 degrés 18.93 minutes W, mon bateau tomba en panne pour le même câble de direction. A 00 heure 33 minutes, je fus remorque par le bateau SAR "Search and rescue" pour le port de Kenitra de nouveau 
», explique Jean-Pierre Ndioukane Ndecky.



Malgré les correspondances adressées aux autorités marocaines, sa situation n’évolue pas. Il tient à préciser qu’on ne peut pas lui reprocher d’être entré de manière illégale au Maroc, dans la mesure où il était dans un cas de force majeure.


« La réglementation maritime internationale confère à tout engin en navigation de passage (c'est-à-dire en transit), le droit d'entrer dans tout Port en cas de forces majeures telles que l'Avarie, la maladie, le ravitaillement en provisions, les conditions météorologiques défavorables pouvant mettre en danger la vie humaine...). Suite au refus de se soumettre aux lois de l'Itf, de les respecter et de les mettre en pratique, mon bateau a enregistré d'énormes dommages dont les réparations m'ont couté 24.030 Dirhams, soit 2403 euros, entre autres, sans aucune satisfaction. Sans parler de ma détention qui continue toujours au port de pèche de Kenitra ou je suis privé de sortie », dénonce-t-il.

«Grève de la faim»

Dépite, le capitaine de la marine marchande dit avoir entame une grève de la faim au mois d’avril, avant d’être dissuadé par ses compatriotes sénégalais sensibles à sa situation.

« Je n’ai commis aucune infraction, pourtant je suis prive de mes libertés primaires depuis sept mois et j’ai subi, depuis lors, des dommages sur tout le système propulsif de mon bateau. J’ai entamé une grève de la faim, le vendredi 23 avril, pour protester mais je suis revenu à de meilleurs sentiments suite à la mobilisation en ma faveur de la communauté mankagne, qui a insisté pour que je ne mette pas ma vie en péril.
Je viens de recevoir un appui d’environ 130.000 francs Cfa de l’ambassade du Sénégal au Maroc, qui a été aussi sensibilisée. Visiblement, le commandant de la brigade maritime ne tenait pas à ce que mon dossier soit diligenté.

Les renseignements généraux sont venus me voir pour savoir ce qu’il en est réellement 
», explique Jean Pierre Ndioukane Ndecky. Il interpelle toute bonne volonte en mesure de plaider sa cause, pour qu’il soit mis un terme à ce qu’il assimile à des mois d’isolement.





Tribune


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