La récente rencontre sportive ayant opposé des équipes marocaines et sénégalaises, soldée par la victoire du Sénégal, a suscité des émotions vives parmi les supporters de nos deux pays.
La passion du football est légitime, mais elle ne doit jamais se transformer en animosité, encore moins en division entre des peuples que l’histoire, la foi et la fraternité ont si solidement unis.
En tant que guide religieux, héritier d’une tradition spirituelle fondée sur la paix, la retenue et le respect de l’autre, je lance un appel sincère à l’apaisement.
Le sport est une école de discipline et d’humilité ; il élève lorsqu’il rassemble, mais il abaisse lorsqu’il divise.
Le Sénégal et le Maroc ne sont pas de simples partenaires circonstanciels. Nos deux nations partagent des liens anciens, profonds et durables, nourris par l’histoire, la coopération, la spiritualité et l’estime mutuelle entre leurs peuples. Ces relations fraternelles ne sauraient être ébranlées par un résultat sportif, aussi important soit-il.
Je me permets ici un rappel personnel et symbolique.
Mon père, Serigne Cheikh Gaindé Fatma, entretenait des relations empreintes de respect et de considération aussi bien avec feu Sa Majesté le Roi Mohammed V qu'avec feu sa Majesté le roi Hassan II, grand-père et père de l’actuel roi Mohammed VI.
Ces liens, forgés dans l’estime réciproque, reposaient sur des valeurs communes : la dignité, la foi, la sagesse et la paix entre les peuples.
Les deux photographies que je joins à cet appel, où l'on voit mon père et les deux autorités royales marocaines, en sont des témoignages éloquents: elles rappellent que l’amitié entre le Sénégal et le Maroc est antérieure aux générations actuelles et qu’elle doit leur survivre.
À la jeunesse sénégalaise comme à la jeunesse marocaine, je dis ceci : la vraie victoire n’est pas seulement celle qui se lit sur un tableau d’affichage, mais celle qui se mesure dans la capacité à se maîtriser, à respecter l’autre et à préserver l’honneur de son pays, par un comportement exemplaire.
Que les supporters des deux nations se parlent avec respect, se félicitent dans la victoire, se consolent dans la défaite et se rappellent que ce qui nous unit, est infiniment plus fort que ce qui pourrait nous opposer.
Prions pour que le sport demeure un pont entre les peuples et non un mur.
Prions pour que la paix des cœurs l’emporte toujours sur l’excès des passions.
Que Dieu bénisse le Sénégal.
Que Dieu bénisse le Maroc.
Que Dieu raffermisse à jamais les liens de fraternité entre nos deux peuples.
Ci barké Serigne Touba
Serigne Moustapha Mbacké
Ibn Serigne Cheikh Gaïndé Fatma
La passion du football est légitime, mais elle ne doit jamais se transformer en animosité, encore moins en division entre des peuples que l’histoire, la foi et la fraternité ont si solidement unis.
En tant que guide religieux, héritier d’une tradition spirituelle fondée sur la paix, la retenue et le respect de l’autre, je lance un appel sincère à l’apaisement.
Le sport est une école de discipline et d’humilité ; il élève lorsqu’il rassemble, mais il abaisse lorsqu’il divise.
Le Sénégal et le Maroc ne sont pas de simples partenaires circonstanciels. Nos deux nations partagent des liens anciens, profonds et durables, nourris par l’histoire, la coopération, la spiritualité et l’estime mutuelle entre leurs peuples. Ces relations fraternelles ne sauraient être ébranlées par un résultat sportif, aussi important soit-il.
Je me permets ici un rappel personnel et symbolique.
Mon père, Serigne Cheikh Gaindé Fatma, entretenait des relations empreintes de respect et de considération aussi bien avec feu Sa Majesté le Roi Mohammed V qu'avec feu sa Majesté le roi Hassan II, grand-père et père de l’actuel roi Mohammed VI.
Ces liens, forgés dans l’estime réciproque, reposaient sur des valeurs communes : la dignité, la foi, la sagesse et la paix entre les peuples.
Les deux photographies que je joins à cet appel, où l'on voit mon père et les deux autorités royales marocaines, en sont des témoignages éloquents: elles rappellent que l’amitié entre le Sénégal et le Maroc est antérieure aux générations actuelles et qu’elle doit leur survivre.
À la jeunesse sénégalaise comme à la jeunesse marocaine, je dis ceci : la vraie victoire n’est pas seulement celle qui se lit sur un tableau d’affichage, mais celle qui se mesure dans la capacité à se maîtriser, à respecter l’autre et à préserver l’honneur de son pays, par un comportement exemplaire.
Que les supporters des deux nations se parlent avec respect, se félicitent dans la victoire, se consolent dans la défaite et se rappellent que ce qui nous unit, est infiniment plus fort que ce qui pourrait nous opposer.
Prions pour que le sport demeure un pont entre les peuples et non un mur.
Prions pour que la paix des cœurs l’emporte toujours sur l’excès des passions.
Que Dieu bénisse le Sénégal.
Que Dieu bénisse le Maroc.
Que Dieu raffermisse à jamais les liens de fraternité entre nos deux peuples.
Ci barké Serigne Touba
Serigne Moustapha Mbacké
Ibn Serigne Cheikh Gaïndé Fatma








