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Alioune Tine: "La banalisation de la mort en Afrique est extraordinaire


Rédigé le Mardi 27 Octobre 2020 à 22:14 | Lu 238 fois | 0 commentaire(s)



Au vu des coups d'Etat constitutionnels dans le continent, Africtivistes et Africans rising ont organisé hier, un panel pour discuter des enjeux actuels de cette situation et définir des stratégies afin de préserver les acquis démocratiques des pays. Lors cette rencontre virtuelle, le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine s’est ému de la facilité à tuer en Afrique.


Alioune Tine: "La banalisation de la mort en Afrique est extraordinaire
«Exigence démocratique: Comment briser le cycle des mandats de trop en Afrique ?» Tel est le thème du panel virtuel organisé par la Ligue Africaine des Blogueurs et Web activistes pour la Démocratie (Africtivistes) et le Mouvement panafricain pour la Justice, la Paix et la Dignité (AfricansRising).

AliouneTine qui faisait partie des orateurs a appelé les uns et les autres, à regarder comment inverser la tendance mortifère, en ayant une pensée pour les personnes tuées dernièrement en Guinée. Selon le fondateur d’Afrikajom Center, la banalisation de la mort en Afrique est extraordinaire. « Il est inacceptable que les dirigeants africains se mettent à tuer pour prendre le pouvoir par la force comme si la vie des Africains ne signifiait rien », dénonce-t-il.

L’ancien Secrétaire général de la Raddho s’indigne pour dire que quand on tue une seule personne ailleurs ; cela fait scandale et mobilise. Or, se désole-t-il, depuis quelques temps, on tue une cinquantaine de personnes, des enfants y compris ; mais on a l’impression que ce ne sont pas des vies humaines. «Personne ne réagit», tonne-t-il. C’est pourquoi, il appelle toute la société civile ouest-africaine à se mobiliser.

«Il nous faut mobiliser les intellectuels, les artistes et toutes les voix qui comptent en Afrique pour faire en sorte que nous puissions mettre la pression sur les chefs d’Etat africains, la Cedeao et le secteur privé d’autant que sans stabilité, ni sécurité il n’y a pas possibilité de business», explique Alioune Tine. Pour lui, il faudrait également convaincre la communauté africaine et internationale que ces coups de force sont pires que les coups d’Etat.

En effet, dit-il, le coût humain est extrêmement lourd, le coût pour la stabilité du pays est aussi lourd. «Cela présente des risques énormes pour la stabilité des pays de la sous-région. Les Djihadistes sont des opportunistes qui regardent les failles et en profitent pour déstabiliser la région. Ce qui les intéresse ; ce n’est pas l’islam, mais les ressources. Et il faut prendre conscience de ça. Les enjeux sont de taille et avec les ressources découvertes en Afrique de l’ouest, les choses vont changer. On a été averti depuis longtemps», clame-t-il.

ALIOUNE TINE : «LE TEMPS DE L’ACTION A SONNE. IL FAUT SE DONNER LES MOYENS»

Le droit de l’hommiste considère que ce n’est pas un hasard qu’il y ait un problème en Guinée, un des pays les plus riches en Afrique de l’Ouest du point de vue des ressources et en Côte d’Ivoire aussi qui pèse lourd au plan des ressources. «Il est évident que si l’Afrique de l’ouest perd ces pays; elle aura des problèmes. Veillons à ce que nous puissions bâtir un argumentaire solide autour de la question du troisième mandat. Que nous puissions convaincre tous les segments de la société pour renverser les choses et voir comment coordonner nos actions», a-t-il-indiqué.

D’après Alioune Tine, les plateformes existent, mais les actions sont lentes. Ainsi, il appelle la société civile africaine à créer des plateformes pays par pays ou région par région, pour discuter, mettre en place une stratégie et aller chercher les moyens pour la réalisation des objectifs. A l’en croire, cela s’impose parce que les gens ont pratiquement tout discuté de la démocratie et connaissent pratiquement tout.

«Le temps de l’action a sonné. Il faut se donner les moyens de l’action», indique Alioune Tine. Il appelle les organisations de la société civile à se regrouper et à préparer le prochain sommet de la CEDEAO. « Il faut préparer un document de plaidoyer et parler à la presse lors du sommet. L’autre élément, c’est faire une pétition qui va cibler les politiques, les acteurs du secteur privé etles intellectuels pour les réveiller », préconise-t-il.

EN DEUX JOURS, DEUX COORDONNATEURS DU FNDC ONT ETE ASSASSINES

Auparavant, le responsable des opérations du FNDC de la Guinée, Ibrahima Diallo a fait le point sur la situation dans son pays pour dire que toute la ville de Conakry et l’intérieur du pays sont assiégés par l’armée. «Nous avons tout fait pour raisonner Condé; mais il a tout fait pour passer en force. Même les enfants ne sont pas épargnés dans les tueries. Nous avons perdu en deux jours deux coordonnateurs du FNDC tous assassinés. Nous sommes tous menacés dans notre pays», se désole-t-il.

Selon Ibrahima Diallo, le FNDC a essayé de donner une dimension sous- régionale et africaine à la lutte contre le troisième mandat. «Au niveau de la CEDEAO, les choses se sont bloquées à cause de la candidature de Alassane Ouattara qui est venue mettre à plat tout l’espoir qui était porté sur la CEDEAO», souligne-t-il.

C’est pourquoi, il appelle la société ouest-africaine à se retrouver pour parler de cette question et adapter une stratégie globale parce que le problème en Guinée risque d’affecter d’autres pays. « L’Afrique doit se mobiliser pour maintenir la pression sur Condé. La situation est très critique. Et les institutions n’ont pas beaucoup de marge de manœuvre pour maintenir la pression sur le Président guinéen surtout dans le contexte actuel de la CEDEAO», affirme-t-il.




L'As



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