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Affaire Softcare : Quel sort pour le ministre de la Santé ?


Rédigé le Vendredi 20 Mars 2026 à 16:44 | Lu 79 fois | 0 commentaire(s)




Le directeur de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP) a été limogé le mercredi dernier en Conseil des ministres. Il a sans doute été emporté par l’affaire Softcare. Après des mois d’inaction, voilà enfin une décision. 

Mais la tête du DG de l’ARP doit-elle être la seule à tomber ? Le devoir de vérité et la nécessité de préserver la santé publique recommandent d’aller plus loin et de remonter toute la chaîne de responsabilité.

L’ARP avait affirmé que l’entreprise chinoise Softcare avait utilisé de la matière périmée dans la fabrication des couches et serviettes hygiéniques, avant de se dédire. Ce qui a occasionné une fronde de la part des inspecteurs ayant mené l’enquête. 

Depuis lors, un malaise s’est installé à l’ARP. Mais sitôt le directeur général de l’ARP limogé mercredi, on apprend, le jeudi, que le ministre de la Santé a démis de ses fonctions le docteur Moussa Diallo, qui était à la tête de la Direction de l’inspection pharmaceutique, de la surveillance du marché et des vigilances. D’où l’indignation du député Tahirou Sarr, qui parle de « partisanerie manifeste ».

Cette attitude traduit en réalité un autre malaise : celui du ministre de la Santé. Face à la polémique, Ibrahima Sy avait promis la vérité aux Sénégalais. Mais sa sortie a jeté encore plus de doute et soulevé davantage d’interrogations. Le ministre a pris fait et cause pour Softcare, tout en livrant les inspecteurs de l’ARP, mains et pieds liés.

Ce comportement du ministre a suscité la méfiance de plus d’un. L’Assemblée nationale ne s’y est pas trompée lorsqu’elle a annoncé la poursuite de sa mission d’enquête parlementaire, malgré les conclusions définitives d’Ibrahima Sy. Cette défiance des députés à l’encontre d’un ministre appartenant à leur parti en dit long sur les suspicions.

En vérité, le ministre de la Santé n’a donné aucun gage d’impartialité. Durant la période d’expertise engagée par son département, aucune mesure conservatoire n’a été prise contre Softcare. Le produit est resté sur le marché alors qu’il y avait de sérieux doutes sur sa qualité. Ce qui laisse croire que le ministre Ibrahima Sy et son collègue du Commerce, Serigne Guèye Diop, semblent avoir mis en avant la logique économique au détriment de la santé des Sénégalais.

D’ailleurs, Softcare se sent pousser des ailes face à la bienveillance des autorités. Non seulement l’entreprise a initié une offensive publicitaire, mais elle investit également le terrain judiciaire. Depuis plus d’une semaine, ces spots publicitaires passent à des heures de forte audience à la télévision. Ce qui interroge sur la responsabilité des médias, censés protéger les faibles contre les forts. 

Dans le contexte actuel, un média soucieux de la vérité et de l’intérêt général devrait s’interdire de diffuser une publicité de Softcare en attendant d’y voir plus clair. La presse devrait même pousser davantage l’exigence de transparence afin d’obliger les autorités à révéler toute la vérité dans cette affaire.

Certes, cette affaire n’est pas la CAN, mais les Sénégalais ont tout intérêt à ce que le peuple ne soit pas déclaré forfait et que le trophée ne soit pas attribué à l’industriel



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