Th. Diallo a finalement été relaxé au bénéfice du doute par le Tribunal de grande instance (TGI) de Mbour. Le gardien était poursuivi pour des faits présumés de vol portant sur la somme de 500 000 francs CFA et un sac, commis au préjudice de Joël B. Son fils, mineur au moment des faits, devra en revanche comparaître devant le juge des enfants vendredi prochain.
L'affaire fait suite à un cambriolage perpétré dans la résidence de Joël B. Le jour des faits, ce dernier s'était rendu au restaurant avec les membres de sa famille. Prise de fatigue, son épouse avait devancé le reste de la famille pour rentrer au domicile. C'est à son arrivée qu'elle a constaté avec effroi la mise à sac de la maison, avant d'alerter immédiatement son époux.
Les premières constatations d'usage avaient orienté les soupçons sur des empreintes de pas menant tout droit à la concession gardée par Th. Diallo. Si ce dernier était absent au moment de l'intrusion, son fils mineur s'y trouvait en revanche. Des documents dérobés auraient été découverts à proximité immédiate des lieux, tandis que la présence supposée d'autres pièces volées à l'intérieur de la maison a fait l'objet de vives contestations lors des débats.
À la barre, Th. Diallo a rejeté en bloc les accusations, niant catégoriquement qu'un quelconque document volé ait été retrouvé dans la propriété dont il assure la garde.
Entendu en qualité de témoin, le chauffeur de la partie civile, Mamadou S., a apporté son éclairage sur les recherches : « J’ai trouvé des bulletins à un mètre de la maison. Nous avons tapé à la porte et un adolescent, qui se trouve être le fils de Th. Diallo, nous a ouvert. »
Le président du tribunal a toutefois soulevé une faille majeure dans l'accusation, soulignant que le procès-verbal de constatations établi par les enquêteurs ne mentionnait aucunement la présence de documents à l'intérieur du logement. Il a également été révélé à l'audience que le monte-en-l'air avait pris le soin de détourner les caméras de surveillance de la résidence pour opérer hors de leur champ de vision.
Plaidant le dossier de la défense, Me Abdoulaye Tall s'est dit profondément indigné par l'incrimination de son client : « Est-ce que Th. Diallo peut répondre des actes supposés de son fils ? Il était absent des lieux et a accouru dès qu'il a été joint par téléphone. Aucun sac n'a été retrouvé à son domicile », a-t-il soutenu avec véhémence, réclamant la restitution de la dignité et de l'honorabilité de son client.
Persuadé de l'absence de charges matérielles imputables au gardien, le tribunal a rendu son délibéré en prononçant la relaxe pure et simple de Th. Diallo. Son fils mineur sera fixé sur son sort lors de sa comparution prévue ce vendredi.








