Dans un contexte international de plus en plus instable, le président Bassirou Diomaye Faye a mis en garde contre les répercussions directes des crises mondiales sur l’économie sénégalaise, appelant à la lucidité et à l’anticipation. Il cite notamment « des tensions au Moyen-Orient, la fragilité des chaînes d’approvisionnement, la volatilité des marchés, autant de facteurs qui pèsent sur les économies dépendantes des importations, comme celle du Sénégal ». Le chef de l’État a souligné que « ces perturbations se traduisent déjà par une hausse des coûts du transport et de l’énergie, avec un impact immédiat sur les prix des biens de consommation. En toile de fond, c’est le pouvoir d’achat des ménages qui se retrouve sous pression, dans un contexte où l’État a récemment consenti d’importants efforts pour alléger le coût de la vie ».
Face à ces tensions, le président a insisté sur « la nécessité de consolider les mesures sociales engagées ces derniers mois. La maîtrise des prix, la stabilisation des marchés et la protection des ménages vulnérables deviennent des priorités absolues ». Mais l’équation est délicate : comment soutenir les populations sans fragiliser davantage les finances publiques dans un environnement économique incertain ? Pour répondre à ces défis, Bassirou Diomaye Faye plaide pour une poursuite rigoureuse des réformes économiques. Il invite à renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs externes. Cela passe notamment par une meilleure maîtrise des dépenses publiques, la diversification de l’économie et le renforcement de la production locale pour réduire la dépendance aux importations.
Il s’agit d’anticiper plutôt que de subir. Le message présidentiel se veut clair : il ne s’agit plus seulement de réagir, mais d’anticiper. « Dans un monde où les crises se succèdent et s’entremêlent, la capacité d’adaptation devient un levier stratégique. Le Sénégal est ainsi appelé à renforcer ses mécanismes de veille économique et à ajuster ses politiques publiques en temps réel », dit le président. Le président appelle à une vigilance constante. L’enjeu est double : préserver les acquis sociaux tout en maintenant le cap des réformes. Dans cette équation complexe, la stabilité économique apparaît plus que jamais comme un pilier de la souveraineté nationale.








