L'Association Sénégalaise d'Urologie (ASU), organise depuis jeudi dernier, son 4ᵉ Congrès à Saly (région de Thiès), couplé au congrès régional PAUSA, pour mettre en avant l’évolution de la chirurgie de pointe en lien avec l’urologie.
Cet événement majeur, qui s’achève demain, réunit des spécialistes de plusieurs nationalités, pour échanger sur l'urologie en Afrique de l'Ouest, incluant ateliers, partages cliniques et formation continue.
Désigné modérateur du panel qui porte sur la transplantation rénale au Sénégal, Dr El Hadji Séga GUÈYE, Directeur général de l’Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) s’est réjoui des avancées du Sénégal en matière de prise en charge de la dialyse et de la transplantation rénale. « Le Sénégal, à travers la SEN-CSU, a fait le pari de rendre gratuite la dialyse pour les insuffisants rénaux qui font leurs séances d’hémodialyse dans les structures de santé publiques. Mieux depuis 2025, l’Agence prend en charge intégralement et gratuitement la transplantation rénale.
Déjà , trois couples donneurs-receveurs ont été pris en charge et cette année, nous entendons prendre beaucoup plus de couples, pour non seulement, réduire la liste des patients sous dialyse, mais également soulager les familles et faire des économies en même temps. Nous avons un objectif zéro patient à court terme, sur la liste d’attente et nous y arriverons », a déclaré le Directeur général de la SEN-CSU, devant un parterre de médecins et de professionnels de la santé de différentes nationalités. Parmi celles-ci, l’Algérie qui a réalisé des progrès significatifs dans le domaine de la transplantation rénale depuis la première greffe réussie en 1986 au CHU Mustapha. Bien que le rythme reste insuffisant face à la demande croissante, le pays a développé une expertise technique notable, notamment à travers le don de rein par des donneurs vivants apparentés.
Des avancées fortement saluées par les participants, dont le Burkina Faso ou encore la Mauritanie, « satisfaits » des progrès du Sénégal et de l’Algérie qui ont résolument fait de la transplantation rénale une priorité pour soulager les insuffisants rénaux.








