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Nous Sénégalais, nous sommes notre propre problème.


Rédigé le Mardi 28 Novembre 2017 à 14:19 | Lu 137 fois | 0 commentaire(s)




Nous Sénégalais, nous sommes notre propre problème.
Le trafic d’êtres humains qui s’opère en Libye s’organise à partir de la capitale sénégalaise. Ce commerce est planifié et entretenu par des groupes organisés qui appartiennent à des réseaux et qui collaborent avec des correspondants dans tous les pays de transit comme le Mali, l’Algérie, le Niger. Au stade Léopold Sédar Senghor, plusieurs bus en destination du Mali prennent de jeunes sénégalais recrutés par des démarcheurs qui les attendant à Bamako. Pour le trajet, ils déboursent entre 350.000 à 400.000 FCFA pour arriver à Gao (Mali). A partir de là, ils sont pris en charge par des passeurs qui sont en collaboration avec les démarcheurs basés à Dakar. Le migrant qui espère entrer à Europe se heurte aux lourdeurs du voyage avec les escales et les conditions climatiques insupportables pour un jeune sénégalais. 
Au niveau la gare des Beaux Maraîchers (Dakar), c’est le même scénario. Des démarcheurs cherchent des candidats parmi les voyageurs. Aux Beaux Maraichers, ils s’affichent comme des travailleurs légaux. Ils interpellent les voyageurs pour leur demander s’ils veulent se rendre en Libye.  Ils font leurs activités au vu et au su de tous. Ils promettent le paradis aux aspirants à la migration. «Nous avons des amis qui sont au Mali qui vont vous conduire jusqu’en Italie. Vous allez passer par la Libye. Vous n’aurez aucun problème. Ils vous prennent en charge » promettent-ils aux migrants. Dès que le contrat de confiance est signé,  les démarcheurs entrent en contact avec les passeurs au Mali, en Algérie, au Niger et en Libye. L’argent est versé à Dakar et chaque maillon de la chaine perçoit sa part via les transferts d’argent. Ainsi, les portes de l’enfer s’ouvrent à Gao. Les jeunes qui rêvent d’entrer en Europe sont amassés dans ces camions comme du bétail. Ils doivent traverser un désert plus vaste que la France en destination de l’Algérie ou du Niger parce qu’il y a plusieurs chemins pour entrer en Libye. Les passeurs collaborent avec les coupeurs de routes et les groupes armés qui sont dans le désert et perçoivent leur part (impôt) selon le nombre de têtes dans le camion. 
C’est en Libye où le deal s’éclate parce que là-bas, les migrants découvrent qu’ils ont été abusés par leurs frères sénégalais basés à Dakar. Car l’argent est versé aux démarcheurs sénégalais qui paient les Libyens.  La Police sénégalais qui a ouvert une enquête, doit aussi orienter son regard vers les réseaux des sénégalais qui travaillent avec des Agences de voyage. Les  350.000FCFA versés pour se rendre en Libye suffisent pour démarrer un projet de commerce au Sénégal. Des gens connus ont réussi dans ce pays avec moins que ça.  
Nous Sénégalais, nous sommes notre propre problème. Nous devons apprendre à nous aimer. Chaque fois, un sénégalais cherche à détruire son compatriote. Lorsqu’un malheur tombe sur un sénégalais, ses compatriotes jubilent par méchanceté. Par exemple, certains sont contents de voir l’ancien Ministre Cheikh Tidiane Gadio ou Lamine Diack ancien président de l’IAAF avoir des problèmes judiciaires, d’autres sont fiers de vendre leurs propres frères aux Libyens. L’échec d’un sénégalais fait le bonheur d’un autre sénégalais. Dans ces conditions le pays n’atteindra jamais l’émergence. 
Par ailleurs, lors de la manifestation des mouvements citoyens le vendredi dernier à la Place de l’Obélisque, j’ai remarqué que les organisateurs cités d’autres icônes d’autres pays comme référence. Même l’animateur qui avait la console mettait les tubes d’autres artistes oubliant les musiciens sénégalais comme Omar Péne qui a chanté l’étudiant, l’union africaine, le chômage Youssou Ndour qui s’est investi dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Il a chanté l’Afrique, la jeunesse africaine et contre les coups d’Etat sans oublier Ismaïla Lo, Baba Maal. Pourquoi avons-nous la honte de les citer en exemple ? Pour dénoncer ce qui se passe en Libye, nous n’avons besoin de prendre comme exemple les chansons d’Alpha Blondy ou de Tiken Jah. Nous avons assez de référence au Sénégal. Thomas Sankhara, Patrice Lumumba etc…n’ont pas plus de mérite que Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Cheikh Anta Diop, Lamine Gueye ou Mamadou Dia. La jeunesse sénégalaise a tout pour être fière de ces hommes qui ont bâti la République sénégalaise.   Aimons-nous ! Pensons à nous même, à nos actions. Soyons fiers de notre pays et de ses héros. Vive le Sénégal ! 
Mamadou NDOYE BANE 
Président Mouvement «Wallu Pire Goureye


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