Plusieurs soldats ont été tués dans deux attaques mardi dans le nord du Bénin, proche du Burkina Faso, une zone où les groupes jihadistes sont particulièrement actifs, a-t-on appris mercredi de sources militaires.
Cette attaque survient deux jours après la prise de fonction du nouveau président béninois Romuald Wadagni qui a promis dimanche que l'Etat sera "ferme face à tout ce qui menace (la) cohésion et (la) sécurité".
"Nous avons subi deux violentes attaques à la frontière avec le Burkina, précisément à Kourou. Nos positions ont été prises pour cible par des colonnes d’individus armés à moto", a indiqué un haut gradé à l'AFP, refusant de communiquer sur le bilan.
"L'ennemi a été mis en déroute par le professionnalisme des hommes et je peux vous assurer qu’il a subi de lourdes pertes" a-t-il ajouté.
Une autre source militaire déployée dans la zone concernée a de son côté reconnu "avoir perdu des hommes dans une attaque au petit matin du mardi", évoquant elle aussi des "pertes énormes infligées à l'adversaire".
Les attaques ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) lié à Al-Qaida, très actif dans le nord du Bénin et dans les deux pays sahéliens frontaliers, le Niger et le Burkina Faso.
L'expansion des jihadistes est favorisée par les forêts classées et les parcs du complexe W-Arly-Pendjari qui sont des terrains propices au repli de ces groupes pour échapper aux offensives des armées nationales.
"Nous continuerons d'investir dans nos forces de défense et de sécurité. Et surtout, nous allons également construire la sécurité par la poursuite du développement des services sociaux de base, l’offre d’opportunités économiques locales et le maintien de la présence effective de l’Etat partout sur le territoire", a promis le président Wadagni, dimanche lors de son investiture.
La sécurité est l'un des principaux défis du nouveau chef de l'Etat, l'année 2025 ayant été "la plus meurtrière" pour l'armée béninoise, selon l'ONG Acled qui recense les victimes de conflit dans le monde.
Une force antijihadiste de plusieurs milliers de soldats baptisée "Opération Mirador" est déployée depuis 2022 pour sécuriser la partie nord du pays.







