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Non, Babacar Justin Ndiaye, l’histoire ne vous a heureusement pas donné raison !


Rédigé le Mercredi 5 Août 2020 à 12:14 | Lu 113 fois | 0 commentaire(s)



Ce que vous faites relève d’un indécent exercice d’amalgames et les faits sont clairs à ce propos.
Vous vous étiez insurgé contre la décision prise par l’État de rouvrir les mosquées dans un contexte de progression de la pandémie Covid-19, persuadé que vous étiez, que ces lieux de culte deviendraient les pépinières où germerait le mal, pour ensuite se répandre dans la société.


Vous aviez estimé, avec la rhétorique qui est vôtre et les excès qui vous caractérisent, que la mesure étatique relevait d’une capitulation devant les nombreuses manifestations enregistrées un peu partout dans le pays (et non pas seulement dans deux foyers religieux comme vous tentez de le faire croire aujourd’hui), demandant la réouverture des mosquées.

Vous auriez sans doute préféré que l’État mît en branle la machine répressive contre des citoyens qui ne faisaient que revendiquer un des droits les plus fondamentaux de la démocratie : la liberté de pratiquer leur culte. Mais le Sénégal est un État de droit démocratique et républicain, gouverné comme tel par un Président totalement engagé pour l’État de droit, la Démocratie et la République. Le Président Macky Sall n’est pas et ne sera jamais un dirigeant qui renierait à son peuple la liberté de s’exprimer, de formuler des besoins et des préférences avec la certitude d’être écouté.

La liberté de culte y compris les modalités de pratique de ce culte est un droit fondamental en démocratie. La fermeture des mosquées ne pouvait donc s’installer que sur un socle de consensus total, sans faille. Ce consensus n’ayant pas été au rendez-vous, le Président Macky Sall a eu la lucidité et le courage de tirer lui-même les conséquences de la situation.

En France, la même affaire, dans le même contexte, a été vidée par la justice. Le Conseil d’État a désavoué l’État sur la mesure de fermeture des lieux de culte, lui accordant un délai de 8 jours pour l’annuler, en se fondant notamment sur le sacro-saint principe de la liberté de culte.
Aujourd’hui, vous revenez nous déclarer que « les faits (vous) donnent tragiquement raison ». Comment donc ? Quels sont ces faits qui vous donnent raison ? Car aucune réalité observée ne tend à démontrer que le fonctionnement des mosquées a été déterminant dans la courbe d’évolution de la pandémie. Aucune information sur l’existence de mosquées – clusters n’est disponible, vous permettant d’afficher ce triomphalisme inapproprié.

Certes, la pandémie est dans une tendance évolutive qui fonde légitimement nos inquiétudes mais les mosquées n’y ont joué aucun rôle. Ailleurs, où l’existence de mosquée est marginale et où l’on ne se bouscule jamais dans les lieux de culte, le mal n’est pas moins présent et ses ravages n’en sont pas moins importants, bien au contraire.

Vous excellez dans l’amalgame et c’est connu. C’est ce que vous êtes encore en train de faire, en ne manquant pas de l’assaisonner d’une dose de cette exagération dont vous avez aussi le secret, quand vous prétendez que votre prise de position vous avait valu un lynchage médiatique de la part de la majorité. Quels membres de la majorité vous ont lynché, quand et dans quels médias ?

Amalgame toujours quand vous attribuez à Médina Baye une révolte contre la fermeture des mosquées, alors que c’est plutôt Léona Niassène qu’on a eu à enregistrer des manifestations. Ou bien vous révélez une impardonnable méconnaissance du contexte socioculturel que vous interprétez ou alors vous jouez sur l’identité patronymique pour induire l’opinion en erreur. Les deux foyers religieux, bien qu’originaires de la même famille, sont totalement indépendants l’un de l’autre, chacun ayant sa hiérarchie avec son khalife général au sommet et sa propre communauté de fidèles.

Vous avez attribué à Médina Baye une action se rattachant à Léona Niassène, au moment où le Khalife général de Médina Baye venait de quitter ce monde après avoir achevé sa sainte mission. J’ose simplement croire que cette disparition n’a aucun lien avec votre sortie mal à propos. Justement, ne serait-ce que pour des raisons d’opportunité et de décence, vous auriez dû différer cette sortie dès l’instant que vous étiez dans des dispositions de vous appuyer injustement sur Médina Baye, qui est dans le deuil.




Idrissa TALL
Ancien coordonnateur du Plan Jaxaay
Responsable APR à Kaolack


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