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Ndiap Zo, Arona Benga, Diodio… : pourquoi les célébrités se droguent


Rédigé le Jeudi 17 Septembre 2026 à 11:43 | Lu 34 fois | 0 commentaire(s)




Depuis plusieurs mois, des figures familières du public sénégalais apparaissent dans des procédures liées aux stupéfiants, notamment la cocaïne, l’ecstasy et le « ballon ». Dans une analyse consacrée à ce phénomène, L’Observateur revient sur plusieurs affaires impliquant des acteurs, des danseurs et d’autres personnalités du divertissement.

Ndiap Zo : le danseur de l’artiste Wally Seck a été interpellé en juin dernier par la Brigade de recherches de Keur Massar, dans un appartement à Ouest-Foire où des substances présentées comme de l’ecstasy et de la cocaïne auraient été découvertes. S’il a reconnu sa consommation, il conteste toute implication dans un trafic.

Mame Diarra Diop (« Diodio ») : l’actrice de la série Baabel a été condamnée à deux ans d’emprisonnement, dont deux mois ferme, après la diffusion d’une vidéo la montrant en train d’inhaler une substance présentée comme suspecte. Elle avait contesté les faits, évoquant notamment une cigarette électronique filmée plusieurs mois auparavant.

Amadou Bia Sow (« Arona Benga ») : interpellé à Rufisque, l’acteur a reconnu avoir consommé de la cocaïne, tout en rejetant les accusations de trafic. À l’audience, le parquet a requis un an de prison ferme contre lui et ses co-prévenus, le tribunal devant rendre sa décision dans les jours à venir. 

Ndèye Thiam (« Nogaye » de Bété Bété) : relaxée le 9 septembre par le tribunal des flagrants délits de Dakar, elle avait été interpellée à la suite d’une plainte pour la disparition d’une montre lors d’une soirée privée. Les participants avaient reconnu avoir consommé une substance appelée « ballon », tout en contestant les accusations de vol.

Dame Amar et Liss Ndiago : leurs noms ont également été associés à des affaires liées aux soirées privées et aux stupéfiants, rappelant que ce phénomène ne date pas d’hier.

Ces dossiers interrogent les fragilités qui peuvent se dissimuler derrière l’image publique des célébrités. Pour éclairer cette dimension, L’Observateur donne la parole au psychosociologue Abdou Khadre Sanoko.

« Il y a une distinction à faire entre leur être et leur paraître. Les spectateurs et les fans ne voient que leur paraître. Or, intérieurement, ce sont des gens aussi qui vivent des difficultés internes », analyse le spécialiste. 

Selon lui, la notoriété peut créer un décalage entre l’image projetée et la réalité personnelle, le personnage public finissant parfois par prendre une place importante dans l’existence de celui qui l’incarne.

Abdou Khadre Sanoko évoque également la pression qui pèse sur les professionnels du spectacle. « Ce n’est pas évident d’être toujours au-devant de la scène », souligne-t-il, en parlant d’« hyper pression sociale ». Les nuits écourtées, les insomnies et la fatigue permanente peuvent, selon lui, conduire certaines personnes à rechercher des produits pour rester éveillées, retrouver de l’énergie ou échapper temporairement à leurs difficultés.

L'interlocuteur du quotidien du Groupe futurs médias estime ainsi que « la drogue est souvent ce moyen-là que des esprits faibles utilisent pour pouvoir oublier leur problème existentiel ».



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