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Mettre fin à toute zone d’impunité » : l'État siffle la fin de la récréation contre les...


Rédigé le Samedi 18 Avril 2026 à 14:39 | Lu 47 fois | 0 commentaire(s)




Face à la multiplication des abus fonciers, Aminata Wane, directrice générale de l'Urbanisme et de l'Architecture (DGUA), durcit le ton. Dans un entretien accordé à L'Observateur, elle justifie la suspension des lotissements irréguliers ordonnée par le ministre de tutelle, Moussa Balla Fofana, par une volonté de rupture, affirmant sans détour que « l’objectif est de mettre fin à toute zone d’impunité ». Pour elle, cette mesure marque un véritable « point de bascule », où l’État se voit contraint de reprendre la main face à un désordre urbain devenu insoutenable.

Cette décision répond à une urgence multiple, allant de la nécessité de freiner la prolifération des occupations anarchiques à la protection des zones sensibles, notamment inondables. Aminata Wane cite d’ailleurs le cas emblématique de Mbour 4, qui illustre, selon elle, les dérives de l’urbanisme non encadré, avec ses « 1 649 parcelles » empiétant sur une forêt classée. Bien que le dossier soit complexe, elle assure que des « avancées significatives » ont été enregistrées ces dernières semaines afin de rétablir l’ordre tout en sécurisant les droits légitimes.

L’ampleur réelle du phénomène reste toutefois difficile à chiffrer à l’échelle nationale en raison de « contraintes structurelles ». L'interlocutrice du quotidien d'information du Groupe futurs médias pointe notamment la fragmentation institutionnelle du secteur et la nature « hybride » de certaines opérations, parfois autorisées au niveau local mais non conformes aux normes nationales. Cette opacité, aggravée par l’absence d’un cadastre numérique exhaustif, n’empêche pas l’administration de mesurer la gravité de la situation à travers la hausse des litiges fonciers, qualifiée de « signal d’alerte fort ».

Pour Aminata Wane, le principal défi ne réside pas dans l’absence de textes, mais dans leur application effective. Elle évoque un contrôle insuffisant en amont ainsi que des « mécanismes de sanction peu dissuasifs », qui ont longtemps favorisé les irrégularités. Pour y remédier, la DGUA prône une stratégie fondée sur une « intransigeance sur les règles, mais une exigence d’accompagnement » des acteurs locaux. En reconnaissant que les manquements tiennent souvent à des « déficits de capacité », elle s'engage à outiller durablement les collectivités pour instaurer une gouvernance enfin maîtrisée et solidaire.



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