L'Union nationale des femmes restauratrices du Sénégal compte aujourd'hui 5 023 membres à l'échelle nationale, selon sa présidente, Maimouna Diouf. « Nous collaborons avec la FAO depuis six ans dans le cadre d'un projet qui a permis d'organiser plusieurs activités et missions. Dans les régions où le projet est mis en œuvre, neuf femmes relais restauratrices ont été sélectionnées et cooptées. Elles sont trois à Dakar, trois à Thiès et trois à Kaolack et ont bénéficié de formations visant à renforcer leurs compétences professionnelles », a-t-elle d’emblée fait savoir, au marché Dior, dans le cadre de la caravane organisée par l'Association des journalistes spécialisés en santé, population et développement (AJSPD), en caravane à Dakar, Thiès et Kaolack, avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dont le thème est « Les risques liés à l'alimentation de rue, les gestes simples permettant de réduire les risques sanitaires, les responsabilités partagées entre vendeurs, consommateurs et autorités».
Selon elle, ces formations ont notamment porté sur la méthode des « 5 M », le matériel, la main-d'œuvre, le milieu, le menu et les méthodes. Lesquelles ont apporté des améliorations significatives dans les pratiques professionnelles des restauratrices. Elle-même restauratrice et formatrice, elle témoigne des progrès réalisés grâce à cet accompagnement.
« Aujourd’hui, beaucoup de personnes sont contraintes de manger directement dans la rue »
En outre, des difficultés persistent. « Nous sommes encore confrontées à certaines difficultés. Les espaces de restauration sont souvent très exigus et nous ne disposons pas suffisamment d’espaces dédiés à la consommation. Aujourd’hui, beaucoup de personnes sont contraintes de manger directement dans la rue », avance-t-elle.
Dans le cadre du projet, les restauratrices ont eu l'occasion de se rendre au Maroc pour observer le fonctionnement des petites structures de restauration. Cette expérience leur a permis de découvrir d'autres modèles et d'envisager des solutions adaptées au contexte sénégalais. « Aujourd’hui, notre principale demande est donc de pouvoir disposer de sites aménagés et adaptés à la restauration et à la consommation. Nous souhaitons offrir à nos clients des espaces propres, accueillants et sécurisés, où ils peuvent bien manger, apprécier leur repas et bénéficier de bonnes conditions de consommation », affirmé la présidente des restauratrices du Sénégal.







