Macky: Un remaniement pour le Graal, ou Canossa ! Par Cissé Kane NDAO


Rédigé le Dimanche 6 Septembre 2015 à 22:39 | Lu 79 fois | 0 commentaire(s)




Qui ne se rappelle le discours historique de MACKY lors de son investiture ?

« la Patrie avant le parti » avait-il proclamé ! « Gouvernance sobre et vertueuse » avec comme socle le renforcement des Institutions, et comme cime la reddition des comptes.

Aujourd’hui à l’épreuve du pouvoir, ces slogans sont passés de mode. La real politique a rattrapé MACKY et ne le quittera plus. Hélas. Les prochaines échéances pointent déjà à l’horizon, l’heure est donc au calcul politique pour réfléchir à la meilleure manière de renouveler la flamme de 2012 qui l’avait conduit au pouvoir.

Malheureusement, MACKY risque de ne  jamais retrouver cette flamme, car, aujourd’hui, le foisonnement de pratiques aux antipodes de la gouvernance sobre et vertueuse fait légion. Les sénégalais qui composent la majorité silencieuse des électeurs de ce pays se sont fait une raison et d’ailleurs cette majorité ne prête plus attention aux explications alambiquées des membres du régime de MACKY, des explications reposant sur les invectives, injures ou dénégations. La plupart du temps désormais, tout comme MACKY, ces responsables préfèrent éviter la presse, habillée en diable dorénavant.

Le ressentiment des fonctionnaires est généralisé. Le SENEGAL est le seul pays au monde qui paye des indemnités léonines à des personnes qui ne sont ni fonctionnaires ni contractuelles de l’ETAT : les épouses des diplomates, payées  mensuellement 500 000 F CFA. Ce qui signifie que si un diplomate sénégalais à quatre épouses, 2 000 000 F CFA seront versées à ses épouses, tous les mois.  Pour comparaison, un Professeur d’Enseignement Secondaire, fonctionnaire de la hiérarchie A1, la plus haute hiérarchie de la fonction publique du SENEGAL, au bout de 30 ans de fonction ne percevra même pas 400 000 F CFA. Imaginons un peu quel doit être le sentiment de ce fonctionnaire, quand il voit  ce mboumbayde nos deniers publics, pendant qu’on lui oppose une fin de non recevoir pour ses réclamations à incidence financière, sous n’importe quel prétexte fallacieux.

Me YOUM jusqu’à son départ nous aura chantés  « la territorialisation des politiques publiques », avec la mise en place de « territoires économiquement viables, porteurs de développement durable ». Aujourd’hui c’est un sujet à polémique ou simplement tabou car dans la pratique, l’acte III de la Décentralisation est devenu un sujet tabou. Il est en panne, pour le malheur du peuple sénégalais.

Les slogans ont accouché d’une  incurie dont nous ne connaitrons l’étendue qu’au lendemain du départ de MACKY.

La bonne gouvernance et ses bonnes intentions, ses collaborateurs s’assoient désormais dessus, avec son assentiment silencieux.

Moustapha DIOP a franchi le rubicond : il n’est pas le premier, et il ne sera surement pas le dernier, malheureusement.

J’avais dit que nul n’avait le droit de jouer avec la Justice. Et la défendre, c’est défendre ce qui garantit notre sécurité à tous, en dernier ressort.

Moustapha DIOP a commis un outrage à Magistrat tellement grave que je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi ces Magistrats n’ont pas automatiquement demandé au gendarme en faction au ministère de procéder à son arrestation immédiate. Pour qui connait l’homme il n’y  pas de quoi être surpris de ce comportement qui est le  signe le plus évident d’une méconnaissance de l’Etat, et de sa mission, en qualité de Ministre de la République. Mais le problème  est que ce « monsieur » se sent suffisamment intouchable car ayant« cotisé » pour mériter sa place au banquet de la République. Sa  nomination est un juste retour sur investissement en effet : il a déboulonné Aminata Mbengue NDIAYE  de la mairie de Louga et il mobilise partout. Surliquide, il est même plus couru que MACKY et Cheikh KANTE réunis.  On ne luit connait pas une fortune dont il aurait hérité, il n’est pas milliardaire, et pourtant il a scandaleusement arrosé les lougatois au point de parvenir à ses fins : offrir la tête de l’ex mairesse sur un plateau d’argent à MACKY.

Cette dame doit bien rire sous cape, quand elle le croise en Conseil des ministres, en se délectant à l’avance du retour de bâton.

Aujourd’hui, le comportement fantasque et obséquieux de M. DIOP le trahit et sonne comme un aveu avant l’heure. Après l’affront qu’il vient de faire aux magistrats, MACKY qui préside le Conseil Supérieur de la Magistrature et qui est le Gardien de la Constitution devrait-il le conserver dans l’attelage gouvernemental, ce qui sonnera alors comme une humiliation  envers les magistrats dont il sera de facto le complice tacite et jettera le discrédit sur l’une des Institutions judiciaires de notre pays garantes de la bonne gouvernance, et première actrice dans la reddition des comptes ?

Mais devrions-nous être étonnés que de telles choses arrivent avec le régime de MACKY ? Le peu d’égard manifesté à l’endroit de la magistrature et certains discours entendus en quelque lieu ont dû surement faire croire, mal à propos, que comme l’a déclaré M. DIOP « les magistrats sont des personnes  corrompues ».

Tout le monde attend toujours la réaction de MACKY, la sanction juste contre ce ministre, qui fait tâche dans son gouvernement. Le remaniement attendu nous édifiera sur ce point.

Il est temps que MACKY se reprenne.  Il ne peut en effet être aussi mal servi aux plans politique et administratif et ne pas s’en rendre compte à ce point, ou fermer les yeux sur les excès de ses collaborateurs  qui brillent par leur incompétence, et leur impopularité. Seul maître à bord tel que cela est consacré par notre régime présidentialiste fort, il est responsable au dernier chef des errements de ses hommes. Il est tout autant responsable au premier chef de leurs déviances, et de l’incurie qui caractérise leurs gestions, car c’est lui, à la faveur du décret, qui les aura choisis.

Au plan politique tout autant, son parti et son alliance subissent les conséquences des errements de son équipe, dont les facéties décuplent l’impopularité de son régime et augmentent le ressentiment des populations à son endroit. Et  elles engendrent  surtout une méfiance des élites intellectuelles capables de lui apporter une réelle plus-value sur tous les plans.

« Faute de grives, il est donc obligé de se contenter de merles », malheureusement pour le SENEGAL, malheureusement pour lui, surtout. En effet, que peuvent bien lui apporter Djibo and co ?

Peut–être un air rétro et nostalgique de son passé, au PDS…

Cissé Kane NDAO

Président de l’Alliance

démocratique pour

la République

A.DE.R.



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