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Lutte contre le terrorisme : « Le respect de l'État de droit est une condition pour la crédibilité des stratégies » (Bakary Sambe)


Rédigé le Lundi 7 Septembre 2020 à 14:00 | Lu 264 fois | 0 commentaire(s)




Lutte contre le terrorisme : « Le respect de l'État de droit est une condition pour la crédibilité des stratégies » (Bakary Sambe)

En partenariat avec le Bureau régional pour la promotion de l'État de droit en Afrique de la Fondation Konrad Adenauer, l’institut Tombouctou a organisé un webinaire régional sur  "Etat de droit, chaîne pénale et société civile, quelles synergies pour la prévention

de l'extrémisme violent. " 

 

 

Cette première session a pu connecter plus de 100 participants d'une dizaine de pays africains comme d'ailleurs, dont des experts des organisations internationales, des acteurs de la justice et de la société civile, des leaders communautaires, des chercheurs et des membres des forces de sécurité et de défense.

 

 

 

 

Après le mot de bienvenue du directeur de l'Institut Tombouctou, le Dr. Bakary Sambe, le directeur régional du Bureau de promotion de l'État de droit de la Fondation Konrad Adenauer, Monsieur Ingo Badoreck, est revenu sur l'importance pour l'Institution qu'il représente d'appuyer ce type d'initiatives et d'autres pouvant contribuer au renforcement

de l'Etat de droit en Afrique subsaharienne dans le cadre d'un dialogue constructif et inclusif.

 

Trois exposés ont rythmé cette rencontre

virtuelle. Une intervention du Dr Bakary Sambe qui a insisté sur la nécessité d'une approche holistique face à l'extrémisme violent, a voulu attirer l'attention des autorités de la région sur la nécessité de développer des stratégies

nationales de prévention de l'extrémisme violent à côté de celles à dominante sécuritaire et visant la lutte contre le terrorisme. 

 

Pour lui, la prévention est primordiale et doit mobiliser la société civile, mais aussi les autres acteurs y compris les forces de sécurité et de défense qui ne doivent pas être cantonnées à un rôle répressif.

 

De son côté, Mme Amina Niandou du Niger,

par ailleurs, présidente de l'Association des profesionnelels africaines de la communication (APAC), a mis l'accent sur la nécessaire implication des femmes qui couvrent toutes les typologies d'acteurs aussi bien familiaux, associatifs mais aussi étatiques. 

 

Pour elle, leur implication est cruciale pour s'inscrire dans une démarche holistique. Elle a tenu à déplorer que dans les pays de la région, les femmes soient exclues ou insuffisamment impliquées dans les actions de prévention de l'extrémisme violent alors qu'elles peuvent

jouer un rôle majeur dans toutes ces stratégies.

 

Enfin, le commissaire de la police Centrale de Mbour, Mandjibou Lèye a insisté sur la dimension préventive dans l’action des forces de sécurité et de défense face à la montée de l’extrémisme violent. Cet expert reconnu des organisations régionales et internationales,

notamment sur la question du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme est revenu sur la nécesité de créer des ponts et des espaces d'échanges entre les praticiens notamment en matière de renseignement. 

 

Pour le Commissaire Lèye, il faudrait plus de vigilence et de coordination des efforts des différents pays dans le but d'arriver à une véritable plateforme collaborative ett opérationnelle au niveau régional vu l'état des menaces transnationales.

 

Un vaste débat s’est instauré entre les  participants qui ont relevé des insuffisances dans le traitement de la question terroriste aussi bien au niveau de la chaîne pénale que dans les politiques de prévention menées par les États. D'autres participants ont salué l'initiative et ont demandé que l'organisation de ce type de cadre d'échanges soit plus

fréquente afin de mieux saisir les enjeux de la lutte contre le terrorisme, la prévention de l'extrémisme violent et surtout leur relation avec la préservation et le renforcement de l'État de droit en Afrique dans un contexte

marqué par la récurrence des crises m institutionnelles qui menacent la démocratie et le vivre ensemble.

 

Le Directeur de Timbuktu Institute s'est par la suite réjoui de la qualité de la participation des acteurs concernés mais aussi du public nombreux et divers connectés à partir de

plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, mais aussi d'Europe et des États-Unis. Bakary Sambe a rappelé que d'autres opportunités similaires d'échanges vont faire suite à cet évènement en plus que le Directeur régional

du Bureau pour la promotion de l'État de droit a réitéré la volonté de l'institution de poursuivre cette collaboration avec des webinaires comme celui prévu le 30 septembre prochain sur la lutte contre le terrorisme et le respect

des droits humains.

 

Source: timbuktu-institute.org



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