En prononçant son discours lors de la rentrée solennelle de la Conférence du stage du barreau du Sénégal, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué la tenue de cette cérémonie, estimant qu’il est important de ne pas laisser passer autant de temps sans organiser "un moment aussi beau et aussi riche".
"Il ne faut pas rester autant de temps sans organiser une aussi belle cérémonie", confie le chef de l’État.
Revenant sur un souvenir marquant, il a confié qu’il y a une vingtaine d’années, il avait assisté aux interventions du premier et du deuxième secrétaire de la conférence. Depuis lors, une phrase l’a particulièrement interpellé, sans qu’il ne parvienne pas encore à en saisir toute la portée. Il s’agit d’une formule de Corneille Balgi, prononcée autour du thème "secret et transparence" : "En fin de compte, le secret est transparent et la transparence est secrète."
Avec humour, le chef de l'État a reconnu ne pas en avoir encore saisi toute la signification. "Peut-être que cela ne vous prendra pas vingt ans pour comprendre… Pour ma part, je n’ai toujours rien compris", a-t-il lancé, provoquant des rires dans l’assistance.
Au-delà de cette anecdote, le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a insisté sur le rôle central de la parole dans le milieu judiciaire. Fort de ses nombreuses interactions avec les avocats, il a souligné que la parole constitue un véritable levier de pouvoir. "Chaque fois que j’ai rencontré les avocats, je me suis rendu compte que quand on parle, on peut", a-t-il affirmé.
Sur une note empreinte d’humanisme, le chef de l’État a rappelé l’imperfection inhérente à la condition humaine, plaidant pour plus de compréhension et de tolérance. "Nous sommes humains, donc imparfaits. Et nous avons tous droit à une seconde chance", défend le président Faye.








