Nous leur avions promis un "Game of Thrones". Ils ont eu l'épisode final, le plus dramatique, le plus fou, le plus beau. Et à la fin, il ne reste qu'un seul Roi sur le Trône d'Afrique : le SÉNÉGAL.
Ce soir, le stade Moulay Abdellah n'était pas un terrain de football, c'était une arène romaine. Dans une atmosphère irrespirable, hostile jusqu'à la suffocation, nos Lions ont fait preuve d'une grandeur d'âme qui dépasse le sport.
Le destin a d'abord joué avec nos nerfs. La blessure de notre guerrier Krépin Diatta à l'échauffement aurait pu nous déstabiliser. Mais dans cette équipe, chaque soldat est prêt à mourir pour la patrie. Le jeune Antoine Mendy, jeté dans le grand bain de la finale, a répondu présent, prouvant que la valeur n'attend pas le nombre des années.
Puis, vint l'irrationnel. L'injustice.
Cette 98e minute restera gravée comme l'instant où tout a failli basculer. Un penalty sorti du néant, une décision qui a mis le feu aux poudres. Nous avons vu la colère légitime, la tentation de quitter la pelouse, le refus de cautionner ce qui ressemblait à un vol.
Mais c'est là que les légendes s'écrivent.
C'est là que Sadio Mané, notre guide, a été immense. Non pas ballon au pied, mais par la parole et la sagesse. Il a refusé que l'histoire se termine par un abandon. Il a ramené ses troupes au combat.
Et la Justice Divine a enfilé les gants d'Édouard Mendy.
Face à Brahim Diaz, face aux huées, face à la pression d'un peuple entier, Édouard est resté de marbre. Il a capté ce ballon comme on capture le destin. À cet instant précis, nous savions. Nous savions que rien, ni les sifflets, ni les "actes malsains", ni les vents contraires ne pourraient nous empêcher de vaincre.
Le coup de grâce est venu dans la nuit de la prolongation. À la 94e minute, Pape Gueye, le héros de l'ombre devenu lumière, a fait taire le vacarme de Rabat pour faire exploser le cœur du Sénégal.
Ce sacre est le plus beau car il est le plus dur. Il est la victoire du mental sur le chaos. Il est la preuve que le talent, quand il est blindé par la solidarité et la foi, est invincible.
Le Lion de l'Atlas est retourné à sa légende. Le Lion de la Teranga, lui, est sur le toit du continent.
À vous, peuple sénégalais, qui avez retenu votre souffle, qui avez prié quand le ciel s'assombrissait : cette deuxième étoile est la vôtre.
Nous avons marché sur Rabat. Nous rentrons à Dakar.
Le Sénégal est double Champion d'Afrique !"
Talla SYLLA
Ce soir, le stade Moulay Abdellah n'était pas un terrain de football, c'était une arène romaine. Dans une atmosphère irrespirable, hostile jusqu'à la suffocation, nos Lions ont fait preuve d'une grandeur d'âme qui dépasse le sport.
Le destin a d'abord joué avec nos nerfs. La blessure de notre guerrier Krépin Diatta à l'échauffement aurait pu nous déstabiliser. Mais dans cette équipe, chaque soldat est prêt à mourir pour la patrie. Le jeune Antoine Mendy, jeté dans le grand bain de la finale, a répondu présent, prouvant que la valeur n'attend pas le nombre des années.
Puis, vint l'irrationnel. L'injustice.
Cette 98e minute restera gravée comme l'instant où tout a failli basculer. Un penalty sorti du néant, une décision qui a mis le feu aux poudres. Nous avons vu la colère légitime, la tentation de quitter la pelouse, le refus de cautionner ce qui ressemblait à un vol.
Mais c'est là que les légendes s'écrivent.
C'est là que Sadio Mané, notre guide, a été immense. Non pas ballon au pied, mais par la parole et la sagesse. Il a refusé que l'histoire se termine par un abandon. Il a ramené ses troupes au combat.
Et la Justice Divine a enfilé les gants d'Édouard Mendy.
Face à Brahim Diaz, face aux huées, face à la pression d'un peuple entier, Édouard est resté de marbre. Il a capté ce ballon comme on capture le destin. À cet instant précis, nous savions. Nous savions que rien, ni les sifflets, ni les "actes malsains", ni les vents contraires ne pourraient nous empêcher de vaincre.
Le coup de grâce est venu dans la nuit de la prolongation. À la 94e minute, Pape Gueye, le héros de l'ombre devenu lumière, a fait taire le vacarme de Rabat pour faire exploser le cœur du Sénégal.
Ce sacre est le plus beau car il est le plus dur. Il est la victoire du mental sur le chaos. Il est la preuve que le talent, quand il est blindé par la solidarité et la foi, est invincible.
Le Lion de l'Atlas est retourné à sa légende. Le Lion de la Teranga, lui, est sur le toit du continent.
À vous, peuple sénégalais, qui avez retenu votre souffle, qui avez prié quand le ciel s'assombrissait : cette deuxième étoile est la vôtre.
Nous avons marché sur Rabat. Nous rentrons à Dakar.
Le Sénégal est double Champion d'Afrique !"
Talla SYLLA








