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La Face cachée de Mamadou Thiam: dans le clip «Dof Ndaye» , le présumé meurtrier de sa femme Aminata Ka, incarne le rôle de l’agresseur


Rédigé le Mardi 19 Novembre 2019 à 00:34 | Lu 303 fois | 0 commentaire(s)




La Face cachée de Mamadou Thiam: dans le clip «Dof Ndaye» , le présumé meurtrier de sa femme Aminata Ka, incarne le rôle de l’agresseur

Sous les feux de la rampe depuis le 15 novembre dernier, date à laquelle il est cité dans une vilaine affaire de féminicide, le jeune Mamadou Thiam est voué aux gémonies par l’opinion. Pour en savoir plus sur cet homme tristement célèbre, «L’Obs» a retracé son itinéraire.  

L’indignation est au summum, la consternation itou. La  mort atroce de Aminata Kâ a  scandalisé tout un peuple. Les Sénégalais dans leur écrasante majorité, condamnent vigoureusement le décès  de cette jeune dame, dont le présumé meurtrier est son mari, Mamadou Thiam. Cet homme âgé de 25 ans est devenu tristement célèbre depuis le 15 novembre, date à laquelle il est accusé d’avoir tué son épouseAprès que la mauvaise nouvelle a commencé à se propager, des voix se sont vite élevées pour vouer aux gémonies le présumé meurtrier que certains dépeignent  comme un vulgaire alcoolique au caractère trempé. Des associations pour la défense des droits de la  femme sont entrées dans la danse, le traitant de «bandit» et «d’assassin». Ces  attaques les unes plus virulentes que les autres sont décochées tous azimuts  en direction du jeune Mamadou Thiam. En attendant que la Justice se prononce, «L’Obs» a revisité  le parcours «tumultueux» du jeune homme.

Enfant maladif

Mamadou Thiam qui est présentement sur toutes les lèvres, est le troisième enfant d’une fratrie de six (6) membres. Né en 1994 à Guéoul (département de Kébémer), le môme a grandi au quartier «Derrière la voie ferrée» (Dvf) sous l’aile protectrice d’un papa débrouillard et d’une maman  ménagère. Il a passé une enfance très  difficile, tombant malade, souvent les vendredis. Un ami à  son père, comme une machine à remonter le temps, se souvient de ce pan de l’histoire de son «neveu». Il dit : «Mamadou Thiam, quand il était enfant, tombait souvent malade. Il souffrait de crises d’hystérie que ses parents traitaient chez un tradipraditicien.  Parfois, il restait inerte durant des jours. Sa famille était désemparée. Son cas  se compliquait généralement  les vendredis parce qu’il pouvait rester toute une journée sans parler  et était toujours de mauvaise humeur. Je sais qu’il était sous l’emprise des forces surnaturelles. D’ailleurs, sa grande sœur est déficiente mentale. Elle s’était jetée dans un puits et en est sortie indemne…» Cependant, sa maladie n’a  jamais impacté sur ses études. L’écolier qui a fait ses humanités à l’Ecole 2 de Guéoul, y a passé six années, avant de décrocher son Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et son entrée en 6e en 2008.

Exclu d’école pour mauvaise conduite

L’Entrée en 6e en poche, M. Thiam dépose alors ses baluchons au Cem de sa ville natale. Seulement, à  peine a-t-il entamé ses études moyennes que le «Bleu» qui a intégré une nouvelle bande de copains, a commencé à jouer au trouble-fête pendant les heures de cours. L. M qui a partagé les classes de 6e et 5e avec Thiam, regrette son comportement juvénile d’alors. Il témoigne : «Mamadou Thiam faisait partie des meilleurs de notre classe. Il n’apprenait jamais ses leçons et pourtant, il obtenait toujours de très bonnes notes. Il était très intelligent. Cependant, il perturbait souvent les cours, empêchait à nos professeurs de dérouler normalement leurs enseignements. Certains, avant de commencer les cours, lui demandaient de sortir de la classe. En 2010, quand nous étions en 5e, il  n’a pas terminé sa scolarité.  Il a été exclu en cours d’année pour mauvaise conduite, au même titre que sa bande de copains. Un différend les opposait à  un professeur…» Exclu de l’école pour mauvaise conduite, l’adolescent Mamadou Thiam ne sera pas au bout de ses peines. Quelques mois plus tard, son père décédera des suites d’une longue maladie. C’est ainsi qu’il a été confié à son oncle paternel,  Youssou Thiam.  Ce jeune chauffeur domicilié au quartier Dvf, a perdu le sommeil depuis qu’il a appris cette nouvelle qui indigne tout un peuple. Chapelet à la main, lunettes de soleil bien vissées, le débit lent, M. Thiam junior, tout choqué, fait danser les mots : «Je suis aujourd’hui peiné quand j’entends certaines déclarations portées à l’encontre de mon neveu. Vraiment, ceux qui le crayonnent comme un vulgaire bandit ne le connaissent pas. Et c’est regrettable. Les Sénégalais aiment parler de ce qu’ils ne maîtrisent pas.  Mamadou Thiam que j’ai éduqué depuis sa tendre enfance,  ici dans ma maison, n’est pas une mauvaise personne. Il a certes  commis une grave faute, pour avoir tué sa femme,  mais ce n’est pas une raison de le lyncher  de la sorte. Quand il a été exclu de l’école, il n’a pas chômé une journée. Je l’ai amené dans l’atelier de menuiserie afin qu’il y apprenne le métier. Il y a passé deux ans. Et, durant toute cette période, chaque jour, avant d’aller au travail, il s’occupait convenablement de mes animaux. C’est un garçon généreux dans l’effort et respectueux de ses parents.  Il ne lésinait jamais au travail.»

Séjour dakarois

Ainsi, après avoir passé  deux ans à apprendre la menuiserie, l’adolescent qui venait juste de souffler sa 17e bougie, a quitté sa ville natale et pris la direction de Dakar, la capitale sénégalaise. La raison : un de ses oncles, chauffeur de profession, a fait appel à lui, pour lui apprendre la conduite de camion. Le jeune garçon entame ainsi une nouvelle vie faite de hauts et de bas. Eloigné de son oncle paternel qui le couvait,  il s’est très tôt heurté à la dure réalité des grandes villes. Ses relations avec son oncle maternel qu’il accompagnait quand il convoyait à bord de son camion des marchandises dans la sous-région ou à l’intérieur du pays, n’étaient des meilleures. Le jeune Thiam sera finalement hébergé à Malika par une dame qui le considérait comme son propre fils. Moussa Thiam, son oncle paternel, clarifie : «Cette dame était d’une gentillesse sans commune mesure. Mamadou Thiam était comme son propre fils. Elle l’a hébergé, nourrit et blanchi…» Cependant, cette belle entente avec sa tutrice, très magnifiée par sa propre famille, n’a pas résisté au temps. Le clash survint après une  année d’idylle. Le jeune Thiam a finalement quitté la  maison de ses bienfaiteurs,  après une dispute avec le fils de sa tutrice. Il décida alors de voler de ses propres ailes, dans la jungle dakaroise. Il loue une chambre à Malika et commence à avoir de nouvelles fréquentations. Le jeune homme, véritable dur à cuir, évoluant dans un environnement pas recommandable et loin de ses parents, aurait progressivement pris la mauvaise pente.   Malgré tout, il soutenait financièrement sa mère. Mamadou Niang, son parrain, retient de lui un garçon généreux qui se bat toujours pour soutenir ses parents.

Ses relations avec le rappeur «Dof Ndaye»

Traités de tous les noms d’oiseau par une certaine opinion,  Mamadou Thiam est très proche du rappeur «Dof Ndaye». D’ailleurs,  dans le clip (life bandit) de cet ancien bandit «repenti», le présumé meurtrier de sa femme incarne le rôle de l’agresseur. Coupe-coupe à la main, il surprend à bord d’un véhicule un groupe de jeunes filles  et essaie de les dépouiller. Il finira par jeter son arme après que le rappeur l’a sensibilisé sur les dangers de l’agression.

ABDOU MBODJ

IGFM



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