De passage à Paris pour rencontrer les militants de son parti, le Mouvement des Générations Capables (MGC), Simone Gbagbo a accordé un entretien à France 24. Lors de cet interview conduit par Marc Perelman, l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire est revenue sur son arrestation en 2011, en pleine crise post-électorale.
« C’était quelque chose de très grave »
Elle a raconté la tentative de viol dont elle a été victime .
« Ce qui s’est passé en 2011 au moment de mon arrestation, c’était quelque chose de très grave. J’ai été agressé. Il y en a qui ont essayé même de me coucher, de me violer et tout », a déclaré la femme politique ivoirienne, accusant nommément l’armée française de n’avoir rien fait pour la protéger.
« Le constat que j’avais fait à l’époque, et j’en avais parlé, c’est que l’armée française était là . Les Français étaient là avec des caméras, à filmer. Ils n’ont pas levé le petit doigt pour aider qui que ce soit », s’est remémorée Simone Gbagbo.
Aujourd'hui, elle dit ne plus entretenir de rancœur envers la France pour ce que ses soldats ont fait.
« Je l’ai écrit dans mon livre quand j’étais à Odienné en prison. J’ai été amené à pardonner au président Alassane Ouattara , alors pourquoi je lui pardonnerai et qu’à la France, je ne pardonnerai pas ? », a déclaré la femme politique.
Rappelons que Simone et Laurent Gbagbo ont divorcé en 2023, mais ils n’ont jamais cessé de faire la politique. Simone Gbagbo a participé à la Présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo est président du Parti des peuples africains -Côte d'Ivoire.







