Le Conseil national de transition (CNT) a vivement réagi, hier, à la diffusion, par la radio RTP África, d’informations faisant état d’une tentative présumée de corruption visant un membre de la mission militaire de la CEDEAO, en séjour à Bissau.
Dans un communiqué officiel, marqué par plusieurs passages en gras et soulignés, le porte-parole du CNT a qualifié ces révélations de « diffamatoires » et a dénoncé la journaliste Paula Borges, responsable de leur publication. Le Conseil affirme avoir déjà saisi les autorités compétentes afin d’engager une action en justice contre ce qu’il considère comme une atteinte à l’image de l’État guinéen.
RTP África maintient ses sources
Face à cette contestation, RTP África a réaffirmé la fiabilité de ses informations, assurant que ses sources « crédibles » confirment la version initiale. Selon la radio, un membre de la mission aurait découvert environ 15 millions de francs CFA dans sa chambre d’hôtel et en aurait immédiatement informé son chef de mission. Les images des caméras de surveillance montreraient l’entrée d’une personne supposément liée au gouvernement de transition.
L’hôtel Bissau Royal dément
Bien que non cité dans l’article initial ni sur les réseaux sociaux, l’hôtel Bissau Royal, contacté le mardi 23 juin 2026, a publié un démenti officiel. Sa direction affirme n’avoir connaissance d’aucune tentative de corruption impliquant des membres de la mission de la CEDEAO durant leur séjour. Elle annonce par ailleurs son intention d’engager des poursuites judiciaires contre la propagation de ces rumeurs.
Une affaire qui divise
La mission de la CEDEAO, composée de hauts responsables militaires de plusieurs pays de la sous-région, se retrouve ainsi au cœur d’une polémique qui oppose le gouvernement de transition guinéen et un média international. Tandis que le CNT dénonce une campagne de diffamation, RTP África insiste sur la solidité de ses preuves.
Cette affaire, qui mêle enjeux politiques, diplomatiques et médiatiques, risque de raviver les tensions dans un contexte déjà marqué par la fragilité institutionnelle en Guinée-Bissau.








