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Guédiawaye : deux enseignants condamnés avec sursis après des propos diffamatoires contre leur directeur


Rédigé le Lundi 27 Avril 2026 à 16:44 | Lu 80 fois | 0 commentaire(s)



Poursuivis pour diffamation et injures à l’encontre de leur directeur, deux enseignants ont été condamnés à une peine avec sursis par le tribunal de Pikine-Guédiawaye, après avoir présenté leurs excuses à la barre.


Une affaire peu ordinaire s’est déroulée devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye, où deux enseignants ont été jugés pour des propos diffamatoires visant leur supérieur hiérarchique.

Les prévenus, El H. A. Ndao et A. A. Wellé, comparaissaient pour avoir tenu des accusations graves à l’encontre du directeur de l’école élémentaire Ndiarka Diagne de Fith Mith, I. Diop. L’audience s’est tenue dans une atmosphère particulière, marquée par la présence de nombreux élèves venus assister au procès de leurs enseignants.

À l’origine du litige, un rapport administratif rédigé par le directeur pour signaler des retards et absences répétées de l’un des enseignants. En réaction, ce dernier avait diffusé, dans un groupe WhatsApp professionnel, un message audio contenant des propos injurieux et diffamatoires à l’encontre de son supérieur.

L’affaire a pris une nouvelle dimension avec l’implication du second enseignant, accusé d’avoir enregistré à l’insu du directeur une conversation privée afin d’alimenter les accusations.

Face au tribunal, après des débuts marqués par des dénégations, les deux hommes ont finalement reconnu les faits, invoquant un moment de colère et présentant leurs excuses.

Dans un geste d’apaisement, le directeur a accepté ces excuses, son avocat plaidant la clémence afin de préserver la carrière des mis en cause. Le procureur a ainsi requalifié partiellement les faits, retenant les infractions d’injures et d’atteinte à la vie privée.

Le tribunal a suivi cette approche en prononçant une peine de deux mois de prison avec sursis à l’encontre des deux enseignants, assortie d’une amende de 100 000 francs CFA chacun. Ils ont toutefois été relaxés des charges les plus lourdes, notamment celles d’association de malfaiteurs et de menaces de mort.

Cette affaire met en lumière les dérives possibles dans l’usage des réseaux sociaux en milieu professionnel, ainsi que l’importance du dialogue et des voies administratives dans la gestion des conflits.


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