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Faux médicaments: Le ras-le-bol des pharmaciens devant les conseillers du Cese


Rédigé le Mercredi 30 Septembre 2020 à 14:04 | Lu 151 fois | 0 commentaire(s)



La plaie du secteur la Santé, la vente illicite de faux médicament, a été hier le sujet de discussion au 7e jour de la 2e Session Ordinaire du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). Le sous-thème a été « Accès équitable aux médicaments et lutte contre les faux médicaments ».


Faux médicaments: Le ras-le-bol des pharmaciens devant les conseillers du Cese
La vente illicite de médicaments pose un réel problème de santé publique. Les faux médicaments sont plus dangereux pour la santé que la drogue. C’est du moins l’avis du professeur Yérim Mbagnick Diop, directeur de la Pharmacie et du Médicament, autorité nationale de règlementation pharmaceutique sécurisée. « Malheureusement, les peines sont moins sévères que celles de la drogue. Les trafiquants de médicaments sont souvent condamnés à des peines de 2 mois de prison. C’est pourquoi, à leur sortie, ils retournent continuer leurs actions. Toutefois, faut reconnaître que des actions juridiques sont en train d’être menées pour corser les sanction... », se veut-il optimiste.

Poursuivant, le directeur de la Pharmacie et du Médicament informe, par ailleurs, que l’Etat subventionne annuellement à hauteur de 300 à 400 millions francs FCfa l'insuline, pour faciliter son accessibilité aux populations… Cela dit, Pr. Yérim Mbagnick Diop estime que, pour un accès équitable aux soins, « il faut généraliser la couverture sanitaire ; il faut travailler sur la production locale ; il faut travailler à la délocalisation des dépôts ». Pour sa part, Dr. Mbaye Aw, président du Comité national de lutte contre les faux médicaments et l’exercice illégal de la pharmacie, a soutenu que 10 % des médicaments qui circulent dans le monde, sont faux. Au Sénégal, les sites de vente de ces faux médicaments sont, entre autres, les gares routières et les marchés.

Selon lui, pour réussir cette lutte contre les faux médicaments, il faudrait impliquer les populations à travers des sensibilisations. Docteur Mbaye Aw a aussi profité de la tribune du Cese, pour lancer un cri du cœur. « J’aimerais par ailleurs vous faire part que cela fait un an que le Comité national sénégalais de lutte contre les faux médicaments et l’exercice illégal de la pharmacie (Conasen/Lfm), ne fonctionne pas. Parce que, d’abord, le président a démissionné, le vice-président, qui est un colonel de la Douane, ne veut pas exercer son rôle de vice-président », a révélé Dr. Aw.

Dr. ANNETTE SECK NDIAYE: « Il nous fautr parfois 6 à 9 mois pour acquérir des produits de santé »

Quant à Dr. Annette Seck Ndiaye, directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), elle a commencé par rappeler que l’accès aux soins de santé et aux médicaments, est un droit fondamental. L’Etat est donc, selon elle, obligé de faciliter aux populations l’accès aux soins. « Les médicaments essentiels sont ceux qui satisfont aux besoins prioritaires des populations. Ces médicaments essentiels doivent être disponibles et accessibles aux populations…», plaide-t-elle.

Elle rappelle à cet effet, que la Pharmacie nationale d’approvisionnement existe depuis 1954, du temps de l’AOF. C’est seulement en 1975, rappelle-t-elle, que la PNA est devenue service public national. Elle est devenue un établissement public de santé en 1999.

Se prononçant sur les procédures de passation de marchés généralement utilisées par la PNA pour acquérir les produits de santé, elle soutient que les procédures sont longues et très contraignantes. Elles peuvent, précise-t-elle, s’étaler sur 6 voire 9 mois. « C’est-à-dire, explique Dr. Annette Seck Ndiaye, qu'il faut parfois au minimum 120 jours pour obtenir les médicaments après commande.» Mme Ndiaye a, après avoir rappelé que le Sénégal compte actuellement 11 pharmacies régionales, informé que l’Etat met plus de 10 milliards francs chaque année pour subventionner la dialyse, la diabète, l’insuline, entre autres…

13 milliards de médicaments achetés en 2019…

L’année dernière, en 2019, révèle Dr. Annette Seck Ndiaye, la PNA a acheté pour 13 milliards de francs de médicaments. Se prononçant sur les centres de dialyse, elle informe que le Sénégal en compte 23 aujourd’hui. De 2012 à nos jours, 20 centres de dialyse ont été mis en place dans tout le pays. Selon la directrice de la PNA, 90 % des médicaments consommés dans notre pays sont importés. Est-ce la cause ou la conséquence du fait que l’industrie pharmaceutique n’est pas suffisamment dynamique au Sénégal ?

« La pandémie nous a permis de savoir que si on ne travaille pas pour avoir une industrie pharmaceutique performante, nous risquons d’avoir des problèmes. Une entreprise comme Médis a aujourd’hui fermé ses portes. Avec l’achat des médicaments à l’étranger, on perd aussi beaucoup de devises. Nous devons investir dans de petites unités de fabrication de médicaments comme on le fait actuellement avec les masques. Au Maroc, c’est comme ça. Ils ont de petites industries de fabrication de médicaments… », a plaidé en conclusion, Dr. Annette Seck Ndiaye, directrice de la Pharmacie nationale d’Approvisionnement.

Le Témoin



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