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Exclusif: Entretien avec le député Nango Seck, ancien Policier radié, qui rétablit la vraie histoire et interpelle le Président de la République


Rédigé le Jeudi 22 Avril 2021 à 23:47 | Lu 126 fois | 0 commentaire(s)




Exclusif: Entretien avec le député Nango Seck, ancien Policier radié, qui rétablit la vraie histoire et interpelle le Président de la République

Ce 14 avril 2021 marquait le triste anniversaire des policiers radiés de la fonction à la même date en 1987.
Ainsi, Senegalactu s’est rapproché de l’un d’eux qui est d’ailleurs n’importe qui car il s’agit de l’honorable député Nango Seck député de l’Europe du Sud.
De l’Italie où il se trouve actuellement le député étant un ancien policier radié revient en détail sur ces tristes événements qui ont entaché l’histoire de notre jeune République.
Entretien :
Honorable député nous voudrions savoir comment avez-vous vécu l’histoire des policiers radiés ?

Député Nango Seck :”Je faisais partie des policiers radiés de 1987, c’est la triste réalité, ce fut des moments très difficiles mais rendons grâce à Dieu quand même. Cela s’est passé ainsi comme vous l’avez révélé dans votre article ( Ndlr : il faisait référence à notre article du 14 avril sur les policiers radiés),des journaux en ont parlé, c’est toute la réalité.
De toutes les façons ce qui est important est qu’il est temps que les autorités disent aux Sénégalais la vérité. Il y a des non-dits sur la radiation de la police parce que ce qui ne s’est jamais passé nulle part ailleurs si ça se produit ,c’est parce qu’il y a une cause. Ce n’est pas parce qu’il y a un mouvement d’humeur qu’on doit cautionner que c’est un motif pour radier toute une police nationale et avec toutes les conséquences qui en découlent. Ce qui est important pour nous les radiés, c’est qu’on rétablisse la vérité des faits pour qu’on sache ce qui est à la base de tout ça. L’autre chose, c’est notre combat, moi depuis que je suis à l’assemblée nationale je me suis battu pour qu’on rétablisse les policiers dans leurs droits parce qu’ils ont été traînés dans la boue, humiliés, des familles dispersées, éclatées de tous bords.
Il y a des gens qui ont résisté comme moi mais y en a qui n’ont pas pu, d’autres,ils ont tout perdu dans la vie car ils ne pouvaient pas supporter le coup donc ce n’était pas facile.
C’est un peu dur mais c’est ça c’est la vérité.
Maintenant, nous attendons jusqu’au dernier policier radié qui restera sur terre il va suivre ce dossier pour qu’on rétablisse la vérité et leurs droits, c’est à dire au moins qu’on leur donne une pension normale et s’il le faut les indemniser pour le préjudice subi parce que l’état peut bien le faire comme vous l’avez souligné dans votre article (Ndlr : le ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo avait annoncé l’état va dégager 02 milliards pour indemniser les policiers radiés). Il ya eu certes des ajustements mais ce n’est pas tous, et qu’est ce que 02 milliards peuvent bien résoudre pour tout ce lot avec les dégâts subis ? On attend encore. Puisqu’ils ont la volonté de réajuster les pensions, on attend parce qu’ils en ont fait un peu mais ce n’est pas suffisant. Je crois que jusqu’à présent les gens ont espoir qu’ils auront des pensions comme leurs collègues de la police nationale avec les mêmes avantages pour leurs retraites. Je crois que c’est très important, il ya aussi le rang et le grade parce qu’au fur des années leurs rangs et grades sont restés tels. Par exemple un agent de police de 1987 ne peut après trente ans être considéré comme un retraité agent de police, il faut tenir compte de la graduation. Tout cela ce sont des problèmes qui restent qui restent à soulever. Mais, je crois que c’est un combat que nous continuons à mener tant que Dieu nous donnera un souffle de vie jusqu’à trouver un état responsable qui va prendre ce dossier en charge, dire la vérité aux sénégalais, rétablir les policiers radiés dans leurs droits, point. C’est cela en gros le combat, bien que sous Wade, il y avait la réinsertion sous la police municipale mais cela n’avait pas beaucoup de sens parce qu’on attendait ce n’était pas ça, le mot d’ordre devait être réhabiliter la police sous toutes ses formes, il n’y a pas un policier de premier degré ou un policier (sic) de deuxième degré. Tout cela ce sont des choses qu’il faut regretter.

Mr SECK, en tant que parlementaire avez vous d’autres plans ou stratégies pour que le dossier puisse être définitivement réglé ?

Député Nango Seck : Normalement c’est notre combat, vous savez il y a la volonté divine, Dieu seul savait qu’un policier radié puisse être député un jour et être dans le lieu où la radiation fut prononcée. Nous aussi, conscients du rôle que nous devons jouer nous n’allons pas lâcher du lest. Aujourd’hui, si nous pouvons rassembler tous ces policiers radiés, bien sûr, ce serait très difficile parce que beaucoup d’entre eux ne sont plus là, sont en congé, sont dans les régions, certains vivent d’autres choses, d’autres aussi ont quitté le pays … les rassembler ne sera pas facile du tout. Mais aussi, pour avoir leurs avis pour bien suivre la chose ne sera pas aussi facile et c’est là où l’état s’appuie pour traîner le dossier parce que bien qu’ils ont réajusté quelques pensions de retraite. Mais, la manière dont ils ont effectué,ils ont rattrapé tes arriérés pour le solder donc même s’ils mettaient dix milliards dans votre vous n’allez pas le sentir parce que l’état qui le devait et l’a remboursé. Bon, c’est un jeu de mots, jeu d’économistes, ce n’est pas quelque chose qui va impacter dans votre portefeuille si ça devait être le cas cela n’allait pas dépasser dix mille ou quinze mille francs. Mais, cela n’est pas suffisant, le vrai combat c’est de les rétablir dans leurs droits, dans la vérité, dire aux gens ce qui s’était réellement passé et pourquoi on les a radiés. Cet abus qu’ils ont usé pour utiliser l’assemblée nationale à radier des fonctionnaires, c’est qu’on régler et aller jusqu’au fond pour oser dire la vérité aux sénégalais. Mais, le fait qu’on nous a traînés dans la boue et humiliés , nous ne pouvons oublier cela parce que nous avions nos familles, nous avions nos voisins, on a subi tout cela pendant des années

Mr SECK pouvez revenir sur le film des évènements ?

Député Nango Seck : Ce qu’il faut éclaircir c’est que certains pensent que les policiers se sont levés un beau jour pour aller en grève. Mais, cela n’est pas vrai , ils racontent des histoires parce qu’on on revient aux films des évènements ils disent qu’ils vont cueillir trois de nos éléments pour les emmener en prison suite à une sentence qui étaient tombés sur eux. C’était lors d’une enquête qui s’est terminée sur mort d’homme parce que cela veut dire que le policier n’est plus sous couvert de l’autorité. Si le policier vit en paix et est respecté parce que derrière il y a l’autorité. Mais, s’il y a plus d’autorité (sic), le policier c’est comme un beau citoyen en tenue comme ça dans la rue. Bon, après ces faits la sentence est tombée ils ont emmené les gars en prison et les policiers sont sortis.
Mais, nous allons vers le ministère de l’intérieur. La marche à commencé au niveau du commissariat central de Dakar, ensuite nous avions marché vers l’avenue Roume traversé devant le palais puis on avait pris le boulevard de la République pour atterrir au ministère de l’intérieur pour solliciter que le ministre intervenat pour nous donner des assurances afin que nos collègues ne furent pas emprisonnés. C’est comme ça que l’affaire avait débuté, nous avions passé toute la journée au ministère de l’intérieur avec tout le bruit quil s’en suivit jusqu’à ce que la LGI eut à intervenir pour disperser la foule.
Mais, nous étions restés jusque dans la soirée et chacun était rentré chez soi.
Bon, on s’est fixé encore rendez-vous le lendemain devant le même commissariat central pour refaire le même trajet. Mais cette fois-ci, les gendarmes nous ont bloqué au niveau de la place de l’indépendance vers l’avenue Roume. Bon, le face to face le dangereux au monde c’est des policiers armés face à des gendarmes armés.
Ça avait failli éclater mais heureusement que tout c’était bien passé. Ainsi, lorsqu’on avait passé encore toute la journée au ministère nous étions retournés à la base au commissariat central. Ensuite, les décrets suivis des suspensions commencèrent à tomber. Et, c’est là qu’ils ont commencé leur processus de radiation,mais le pourquoi ils ont donné tous les postes de commandement de la police à la gendarmerie Ils ne l’ont pas dit. Et, par la suite on a su que le travail que la police fait la gendarmerie ne peut pas le faire.
Si vous voyez bien depuis lors la police ne peut plus se rétablir. La police que nous avons n’est plus celle que nous avions, cette police tant vantée du Sénégal,cette police là on ne peut plus l’avoir à cause de l’histoire de la radiation. Ils ont tout détruit, les secrets, les documents top secret, les gendarmes ont tout pris. De toutes les façons, cela s’est passé ainsi, mais ils disent que les policiers voulaient au Palais, faisaient la grève, ce n’est pas vrai. Tout le problème se résumait entre le commissariat central et le ministère de l’intérieur. Et, ce n’était pas tout le monde, c’était juste les éléments du commissariat central et certains qui étaient dans quelques arrondissements de Dakar. Cela s’est passé ainsi tout ce qu’une personne raconte sur le sujet or ceci n’est que des paroles dans l’air.

Honorable, en guise de clôture, quel dernier message lancez vous au chef de l’état ? puisque après tout la dernière décision lui revient.

Député Nango Seck : Oui, le Chef de l’état lorsqu’il accédait à la magistrature suprême il avait fait des promesses dans ce sens par ce que pas mal de nos collègues le soutenaient.
Donc, les promesses qu’il avait faites, ce n’est pas seulement mettre deux milliards dans les caisses de l’état pour payer des pensions.
Bon déjà, pour un fait, c’est quelque chose mais ça reste. Rétablir les policiers dans leurs droits, c’est ça le combat, rétablir l’histoire parce que les gens peuvent pardonner mais ils ne peuvent pas oublier. Je crois que c’est la chose la plus essentielle, le reste, ceux qui sont décédé, il y a les familles dispersées, certains ont sombré dans la démence, toutes ces personnes leurs familles sont là.
L’essentiel, c’est un problème d’honneur, il faut rétablir les policiers dans leurs droits. De ce fait, tous les sénégalais sauront qu’on les a faits du tort et qu’il (Président) est venu pour rétablir cette vérité là, je crois c’est l’essentiel.

 

Entretien réalisé par Abdou Fall

Senegalactu



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