J’ai joué des matchs à haute tension. Des finales, des qualifications, des rencontres où tout se joue sur un détail. Je sais ce que le football peut provoquer comme joie, comme colère, comme frustration aussi. Mais je sais surtout une chose : le football ne doit jamais nous faire oublier qui nous sommes ni d’où nous venons.
La finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Sénégal et le Maroc n’a pas été un match ordinaire. Elle a opposé deux grandes nations du football africain, deux écoles, deux histoires, deux peuples passionnés. Comme dans toute grande finale, l’engagement a été total, l’intensité extrême, les émotions à fleur de peau. Sur le terrain, les joueurs ont tout donné, parfois jusqu’à la limite, portés par l’enjeu et par la fierté de représenter leur pays.
Le Sénégal a remporté ce match, une victoire tout sauf usurpée. Mais il faut le dire haut et fort: le Maroc aurait aussi pu gagner. Les deux équipes sont aujourd’hui parmi les meilleures du continent africain, et chaque occasion, chaque action, pouvait basculer d’un côté ou de l’autre. Cette finale a été l’expression d’un football africain de très haut niveau, un spectacle où le talent et le courage de chaque joueur, ont été mis à l’épreuve. Mais ce qui m’a le plus marqué, ne s’est pas joué uniquement sur la pelouse.
Après le coup de sifflet final, j’ai vu monter, ici et là, des paroles excessives, des réactions qui allaient bien au-delà du football. Sur les réseaux sociaux notamment, l’émotion a parfois laissé place à des discours qui opposaient inutilement deux peuples que tout, en réalité, rapproche. Et cela, en tant qu’ancien international africain, je ne peux pas l’accepter.
Une compétition remarquable
Je le dis avec gravité et sens des responsabilités : accuser le Maroc d’avoir acheté des arbitres, relève d’une dérive dangereuse et profondément injuste. Ces insinuations, sans preuve, portent atteinte à l’honneur d’un pays, qui a démontré son sérieux et son professionnalisme, et elles fragilisent surtout l’intégrité du football africain. La frustration fait partie du jeu, mais le soupçon permanent ne peut pas en être la règle. Le football se gagne et se perd sur le terrain, pas dans la rumeur.
Car le Sénégal et le Maroc, ce n’est pas seulement une finale. C’est une histoire longue, profonde, ancienne. Bien avant que le football moderne n’existe, nos peuples échangeaient déjà, commerçaient, priaient ensemble. Des routes caravanières aux confréries soufies, des écoles de savoir de Fès aux foyers religieux du Sénégal, une même spiritualité, une même culture du respect et de la transmission, nous relient depuis des siècles. Cette histoire-là est plus forte que n’importe quel score. Je tiens aussi à le dire clairement: le Maroc a organisé une Coupe d’Afrique des nations remarquable. En tant qu’ancien joueur, je sais ce que représente une compétition bien organisée.
Les infrastructures, l’accueil, la sécurité, la logistique : tout a été fait avec sérieux, professionnalisme et respect des équipes. Le royaume a montré que l’Afrique est capable d’organiser des événements de très haut niveau, à la hauteur des standards internationaux. Cela mérite d’être salué sans ambiguïté.
Aujourd’hui, les liens entre le Sénégal et le Maroc ne sont pas seulement historiques, ils sont aussi tournés vers l’avenir. Economiquement, diplomatiquement, stratégiquement, nos deux pays avancent ensemble. Cette coopération repose sur une vision commune : une Afrique forte, solidaire et respectée. Le football doit rester un langage de fraternité. Il est fait pour rassembler, pas pour diviser. Une finale se gagne ou se perd, c’est la loi du sport.
Mais l’essentiel, ce sont les valeurs que nous transmettons aux jeunes générations : le respect, la dignité, la reconnaissance de l’autre. J’ai porté le maillot du Sénégal avec humilité et engagement. J’ai affronté de grandes nations, gagné, perdu, appris. Et s’il y a une leçon que le football m’a enseignée, c’est celle-ci: on peut être adversaires pendant 90 minutes, sans jamais cesser d’être frères.
Le Sénégal et le Maroc ont trop d’histoire commune et trop d’avenir à construire pour laisser une finale, aussi intense soit-elle, fragiliser une amitié séculaire. Le vrai trophée, au-delà des médailles, c’est la solidarité entre les peuples africains. Et sur ce terrain-là, nous avons tous le devoir de rester exemplaires.”
La finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Sénégal et le Maroc n’a pas été un match ordinaire. Elle a opposé deux grandes nations du football africain, deux écoles, deux histoires, deux peuples passionnés. Comme dans toute grande finale, l’engagement a été total, l’intensité extrême, les émotions à fleur de peau. Sur le terrain, les joueurs ont tout donné, parfois jusqu’à la limite, portés par l’enjeu et par la fierté de représenter leur pays.
Le Sénégal a remporté ce match, une victoire tout sauf usurpée. Mais il faut le dire haut et fort: le Maroc aurait aussi pu gagner. Les deux équipes sont aujourd’hui parmi les meilleures du continent africain, et chaque occasion, chaque action, pouvait basculer d’un côté ou de l’autre. Cette finale a été l’expression d’un football africain de très haut niveau, un spectacle où le talent et le courage de chaque joueur, ont été mis à l’épreuve. Mais ce qui m’a le plus marqué, ne s’est pas joué uniquement sur la pelouse.
Après le coup de sifflet final, j’ai vu monter, ici et là, des paroles excessives, des réactions qui allaient bien au-delà du football. Sur les réseaux sociaux notamment, l’émotion a parfois laissé place à des discours qui opposaient inutilement deux peuples que tout, en réalité, rapproche. Et cela, en tant qu’ancien international africain, je ne peux pas l’accepter.
Une compétition remarquable
Je le dis avec gravité et sens des responsabilités : accuser le Maroc d’avoir acheté des arbitres, relève d’une dérive dangereuse et profondément injuste. Ces insinuations, sans preuve, portent atteinte à l’honneur d’un pays, qui a démontré son sérieux et son professionnalisme, et elles fragilisent surtout l’intégrité du football africain. La frustration fait partie du jeu, mais le soupçon permanent ne peut pas en être la règle. Le football se gagne et se perd sur le terrain, pas dans la rumeur.
Car le Sénégal et le Maroc, ce n’est pas seulement une finale. C’est une histoire longue, profonde, ancienne. Bien avant que le football moderne n’existe, nos peuples échangeaient déjà, commerçaient, priaient ensemble. Des routes caravanières aux confréries soufies, des écoles de savoir de Fès aux foyers religieux du Sénégal, une même spiritualité, une même culture du respect et de la transmission, nous relient depuis des siècles. Cette histoire-là est plus forte que n’importe quel score. Je tiens aussi à le dire clairement: le Maroc a organisé une Coupe d’Afrique des nations remarquable. En tant qu’ancien joueur, je sais ce que représente une compétition bien organisée.
Les infrastructures, l’accueil, la sécurité, la logistique : tout a été fait avec sérieux, professionnalisme et respect des équipes. Le royaume a montré que l’Afrique est capable d’organiser des événements de très haut niveau, à la hauteur des standards internationaux. Cela mérite d’être salué sans ambiguïté.
Aujourd’hui, les liens entre le Sénégal et le Maroc ne sont pas seulement historiques, ils sont aussi tournés vers l’avenir. Economiquement, diplomatiquement, stratégiquement, nos deux pays avancent ensemble. Cette coopération repose sur une vision commune : une Afrique forte, solidaire et respectée. Le football doit rester un langage de fraternité. Il est fait pour rassembler, pas pour diviser. Une finale se gagne ou se perd, c’est la loi du sport.
Mais l’essentiel, ce sont les valeurs que nous transmettons aux jeunes générations : le respect, la dignité, la reconnaissance de l’autre. J’ai porté le maillot du Sénégal avec humilité et engagement. J’ai affronté de grandes nations, gagné, perdu, appris. Et s’il y a une leçon que le football m’a enseignée, c’est celle-ci: on peut être adversaires pendant 90 minutes, sans jamais cesser d’être frères.
Le Sénégal et le Maroc ont trop d’histoire commune et trop d’avenir à construire pour laisser une finale, aussi intense soit-elle, fragiliser une amitié séculaire. Le vrai trophée, au-delà des médailles, c’est la solidarité entre les peuples africains. Et sur ce terrain-là, nous avons tous le devoir de rester exemplaires.”







