Nabou Lèye croise les doigts. Placée de nouveau sous mandat de dépôt le 24 décembre dernier dans l’affaire du double meurtre de Pikine Technopôle - après la révocation de son contrôle judiciaire -, l’artiste comédienne et danseuse Marième Lèye, alias Nabou Lèye, saura demain jeudi, 20 août, si sa demande de libération d’office sera acceptée.
Les Échos rapporte en effet que la Chambre d’accusation doit examiner la requête déposée par ses avocats sur le fondement du dernier alinéa de l’article 129 du Code de procédure pénale. La défense a saisi directement cette juridiction du second degré après l’absence de réponse, dans les délais légaux, du juge d’instruction et du procureur de la République à une première demande de liberté provisoire, explique la même source.
D’après le journal, les avocats estiment leur démarche parfaitement fondée sur ce mécanisme légal palliant le silence du juge d'instruction. Nabou Lèye, qui a toujours nié toute implication dans ce double crime, espère ainsi un dénouement favorable, d’autant que certains actes de la délégation judiciaire « lui ont été favorables », relève le quotidien d'information.








