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Côte d'Ivoire: à quelques heures de la présidentielle, les populations assises sur des braises


Rédigé le Samedi 31 Octobre 2020 à 09:33 | Lu 362 fois | 0 commentaire(s)



Plus de 7 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce samedi lors d’un scrutin marqué par le boycott des principaux candidats de l’opposition et au terme d’une campagne très tendue, rapporte jeuneafrique.


Côte d'Ivoire: à quelques heures de la présidentielle, les populations assises sur des braises
 
Jeudi 29 octobre, en début de soirée, alors que la campagne électorale touche à sa fin, le cortège de Patrick Achi vient de dépasser le village d’Agbaou (150 km au nord d’Abidjan), sur l’axe Akoupé-Adzopé, quand des tirs retentissent. Panique, incompréhension. Est-ce une erreur de sa garde rapprochée ? Une attaque visant directement le secrétaire général de la présidence ? Difficile à dire avec certitude, mais l’événement témoigne d’une situation particulièrement volatile.

Quelques heures plus tôt, Alassane Ouattara avait achevé sa campagne par une démonstration de force à Abobo, paradant dans cette commune d’Abidjan qui lui est favorable devant des dizaines de milliers de partisans chauffés à blanc. Ce fut seulement la deuxième véritable apparition publique du chef de l’État depuis le lancement officiel de sa campagne à Bouaké, le 17 octobre. Le reste du temps, il s’est fait représenter sur le terrain par ses principaux lieutenants et ministres. C’est ainsi Patrick Achi qui a répondu aux questions du patronat et, plus tard, à celles des journalistes de la Radio télévision ivoirienne (RTI).

Ces derniers jours, Alassane Ouattara a affiché le visage d’un homme serein. Pour le chef de l’État, le plus dur est-il passé ? Peut-être. Depuis qu’il a annoncé qu’il se présenterait à un troisième mandat, début août, des violences qui ont dégénéré en affrontements inter-communautaires ont fait une trentaine de morts. Malgré tout, le président a tenu bon, comme le prédisaient ses lieutenants en début de campagne. « Il y aura des incidents ici et là, mais l’élection se tiendra et nous la remporterons », assurait un ministre il y a quelques semaines.

Incertitude

En dépit de ces paroles rassurantes, l’issue de cette élection semble encore incertaine. L’enjeu n’est évidemment pas le résultat. Des quatres candidats retenus par le Conseil constitutionnel, seul Kouadio Konan Bertin affrontera le chef de l’État. Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan ont, eux, décidé de boycotter, refusant d’accréditer la « forfaiture » d’Alassane Ouattara.


Depuis qu’ils ont appelé à la désobéissance civile, mi-septembre, Bédié, Affi N’Guessan et les autres figures de l’opposition sont dans une logique de rupture. Convaincus que le président sortant viole la Constitution et que son troisième mandat est illégal, ils refusent de prendre part à une élection dont ils considèrent que les conditions d’organisation sont viciées – ils réclament notamment la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI) et de ses antennes locales.
 
 



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