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Contentieux villageois de Tobène - ICS ; Voici comment s’est déroulé le procès à la Cour d'appel de Thiès


Rédigé le Samedi 22 Août 2020 à 13:05 | Lu 276 fois | 0 commentaire(s)



Le Procès opposant les villageois de Tobène aux Industries chimiques su Sénégal, ICS s’est ouvert hier vendredi à la Cour d'appel de Thiès L’audience a démarré vers 11h, avec 21 prévenus dont 6 ayant obtenu la liberté provisoire, devant la barre pour répondre à des chefs d’accusations. A leur côté, plus de 13 avocats ont été commis pour les défendre. Récit


Contentieux villageois de Tobène - ICS ; Voici comment s’est déroulé le procès à la Cour d'appel de Thiès
Après l’interrogation des deux chefs de villages et des jeunes, le procureur a axé son intervention sur des accusations d’actes de violences, voies faits sur les forces de l’ordre qui ont reçu des coups et blessures.

Sur les faits, il a été révélé que les gendarmes de Mboro, Thiès et Touba ont enregistré des blessés au précédent affrontement qui a eu lieu en Janvier 2020. Alors qu’un géomètre s’était rendu sur les lieux pour faire son travail, les mêmes villageois ont fait acte de violence pour l’empêcher de faire ce boulot en s’attaquant aux forces de l’ordre qui l’accompagnaient pour garantir la bonne marche.

« Cette même violence contre des agents dans l’exercice de leurs fonctions à été répétée alors il faut qu’on prenne des mesures strictes pour régler ces problèmes une bonne fois pour toute afin de ne plus avoir à nous retrouver avec des agents amochés avec des certificats médicaux de 21jours ou plus », a-t-il soutenu.

« Quand à l’accusé Cheikh Fall, ce jeune qui a envoyé des messages sur whatssap pour inciter à la révolte et à la rébellion, il doit être sanctionné pour provocation à un attroupement non armé, action à la rébellion par le billet d’un système informatique », a demandé le Procureur, tout en exhortant ainsi à la relaxation du reste des accusés avec une peine d’avertissement. Mais il a aussi exhorté les deux parties au dialogue pour résoudre ce problème foncier qui commence à dégénérer.

Les avocats de la partie civile, ont pris la parole et pour défendre leur client, et se sont articulés sur l’article 98 que le procureur a évoqué.
Ils ont souligné les 112 milliards que les ICS tirent comme revenus sur ces terres par apport à la modeste somme proposée aux villageois, mais aussi à la pollution de l’environnement qu’ils leur causent. L’expropriation de propriétés terriennes doit se faire légalement selon Me Aline Badara Fall. Et la compensation est un acte fondamental dans le processus de l’expropriation.

Selon Me Rokaya Tall, cette affaire n’est pas une affaire judicaire mais un cas sociopolitique. « C’est une honte de voire 36 associations de la société civile réunies aujourd’hui pour soutenir de pauvres villageois qui sont en train d’être dépossédés de leurs terres en pleine saison d’hivernage où ils devraient être actuellement dans les champs. 300 Gendarmes, 40 véhicules et 15 fourgons pour cerner ce village et opprimer ces villageois, c’est une affaire lamentable », a-t-elle déploré.

Me Assante Dioma Ndiaye, leur rendant hommage pendant son allocution, a annoncé que « depuis vingt ans en arrière, il n’a pas assisté à un si grand engagement de treize jeunes avocats non payés qui ont été très pertinents pour défendre ces villageois, il est fier et rassuré de cette relève.

La Cour d’appel a accordé la liberté provisoire à tous les accusés et donné rendez-vous le 26 Aout 2020 pour le verdict final.


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