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« Communication de fin d’année : De l’inversion dans l’ordre des priorités »


Rédigé le Lundi 6 Janvier 2020 à 02:56 | Lu 84 fois | 0 commentaire(s)




« Communication de fin d’année : De l’inversion dans l’ordre des priorités »

1. A propos d’un troisième mandat

L’aveu de taille que le président a fait en expliquant l’ambivalence et l’ambiguïté de sa réponse à propos d’une éventuelle candidature pour un troisième mandat, c’est son manque d’autorité. Un président de la république ne doit pas tenir un tel langage !

En disant que s’il déclarait ne pas pouvoir ou vouloir briguer un troisième mandat il hypothéquerait son mandat actuel du fait que les candidats à sa succession ne travailleraient plus pour le gouvernement, il montre qu’il n’a aucune prise sur ses agents.

Le plus grave c’est que Macky Sall inverse l’ordre des priorités : lui qui pérorait, de façon emphatique, le fameux « la patrie avant le parti » vient de prouver le contraire. Il préfère sauver son régime plutôt que d’installer fermement le Sénégal dans la dynamique d’une démocratie mature.

La république transcende les clivages et les ambitions personnelles : assujettir la parole du peuple (Constitution) à des calculs politiciens relève de l’incivisme ; assujettir la communication que fait le président à des contingences politiciennes, c’est méconnaître le sens et la portée de ses fonctions présidentielles.

Macky n’a ni le leadership de Wade ni la technocratie de Diouf : en dehors de son pouvoir de nommer et de démettre il n’a aucun pouvoir sur ses agents. En cela, il ressemble à un père de famille qui perd l’autorité sur ses enfants (fondée en principe sur l’amour et le respect) dès qu’il n’est plus en mesure de pourvoir à leurs besoins. C’est ce schéma qui abêtit notre démocratie : même à l’échelle locale, c’est l’accès aux ressources publiques qui confère une légitimité politique.

2. Sur le sentiment anti-français

Sur cette question, Macky Sall, en tant que Président de la république et au regard de la circonstance, n’aurait pas dû répondre de cette façon. Il n’y a pas de sentiment anti-français, c’est faux ! Macky Sall voulait peut-être plaire au Président français, mais il sait que ce qui est présentement en question dans nos pays, c’est la posture inique des gouvernements français vis-à-vis des pays africains.

En répondant de cette façon Macky Sall a montré qu’il préfère être plus proche du Président français que des Africains. De toute façon le peuple sénégalais n’a jamais montré une quelconque hostilité à l’égard du peuple français : entretenir un tel amalgame, c’est, de façon subtile, faire les yeux doux au gouvernement français, on ne sait maintenant pour quelle rançon !

C’est au gouvernement français de trouver la réponse à cette question et non à Macky Sall : la meilleure façon de répondre à cette question, c’était de dire la vérité, à savoir qu’il n’existe pas de sentiment anti-français.

Rendre hommage à la France en de pareilles circonstances, ce n’est pas élucider un problème géopolitique, c’est fragiliser nos pays en inculquant dans les consciences citoyennes que nous ne pouvons rien devenir ni faire sans la France.

La France n’a jamais reconnu les sacrifices que notre peuple a consentis pour la liberté de la France! Mais le plus grave, c’est que Macky Sall refuse de prendre en charge les desseins de son peuple : en prenant le contre-pied de son peuple, il trahit le souci de rédemption de celui-ci. Prétendre que sans la France le Mali serait détruit, c’est prendre l’effet pour la cause ou plutôt, la cause de la catastrophe pour sa solution.

Le terrorisme dans le Sahel est entretenu par la France pour deux raisons. La première, c’est pour justifier sa présence militaire louche dans la région ; la seconde, c’est une stratégie de délocalisation de la terreur.

Il faut remarquer que les champs de bataille que sont devenus l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan et aujourd’hui le Sahel ont poussé les terroristes à se détourner de leur cible réelle, à savoir, l’occident.

C’est la géopolitique du sapeur-pompier pyromane qui justifie que les puissances occidentales soient « incapables de voir et d’éliminer » le leader de Boko Haram malgré leurs grandes oreilles et leur yeux hyper sophistiqués.

Alassane K. KITANE

Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck

Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal



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