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Co-epouses et solidarité : Le tacle sévère de la députée Maimouna Bousso sur l'image renvoyée par le couple présidentiel


Rédigé le Mercredi 8 Avril 2026 à 21:25 | Lu 58 fois | 0 commentaire(s)




La création annoncée de la fondation nationale « Sénégal solidaire » continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. La députée Maïmouna Bousso a exprimé ses réserves à travers une déclaration critique, pointant du doigt des incohérences et des risques liés à cette initiative.

D’emblée, la parlementaire pose le débat en ces termes : « Fondation de Première Dame ou accouchement programmé d’un système que nous avions combattu ? Voilà toute la question. » Elle revient ensuite sur ce qu’elle considère comme un manque d’exemplarité au sommet de l’État ces dernières années : « Pendant deux ans, le peuple sénégalais a observé. Deux longues années sans image d’unité, sans geste de solidarité visible, pas une poignée de main, pas une accolade, pas un sourire partagé, pas même un mot échangé en public. »

Dans un contexte inédit marqué par la présence officielle de deux épouses du chef de l’État, Maïmouna Bousso déplore l’absence de signes publics forts : « Deux ans de silence là où l’exemple devait être donné, car pour la première fois, deux co-épouses se retrouvent au palais de la République officiellement. »

S’agissant de la nouvelle fondation, elle s’interroge sur la cohérence du message porté : « Et aujourd’hui, on nous annonce la création d’une fondation nationale baptisée “Sénégal solidaire”. Mais de quelle solidarité parlons-nous, lorsque ceux qui doivent l’incarner n’en donnent aucun signe ? »

La députée tient toutefois à nuancer sa position, affirmant ne pas être opposée au principe d’un engagement social : « Soyons clairs, je ne suis pas opposée à l’engagement des épouses du président au service des Sénégalais. Bien au contraire. Mais cet engagement doit s’inscrire dans un cadre républicain clair, transparent et responsable, aux côtés des institutions existantes. »

Elle insiste notamment sur le rôle des structures publiques déjà en place, telles que les ministères en charge de la Famille ou de l’Éducation. Mais c’est surtout la question de la transparence qui cristallise ses inquiétudes : « Ce que nous refusons, en revanche, c’est la mise en place de fondations parallèles, échappant au contrôle public, où pourraient transiter des fonds intraçables, ouvrant la voie au lobbying, aux pressions et aux influences, sans obligation réelle de rendre des comptes. »

Maïmouna Bousso appelle à plus de rigueur dans la gouvernance : « Le Sénégal n’a pas besoin de structures opaques. Le Sénégal a besoin de transparence, de cohérence et d’exemplarité. Nous avons combattu ces pratiques hier. Nous ne pouvons pas les accepter aujourd’hui. »



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