Une confidence familiale pour porter un message contre les préjugés. Lors d’une rencontre interreligieuse en Floride, Bill Clinton a raconté que sa fille Chelsea avait lu le Coran du début à la fin à seulement 15 ans, avant d’attirer son attention sur un passage consacré à la connaissance de l’autre.
L’ancien président américain s’exprimait le mardi 20 octobre, au Koinonia Worship Center, dans le sud de la Floride, lors d’un événement en soutien au candidat démocrate au poste de gouverneur David Jolly. Au cours de son intervention, il a dénoncé la stigmatisation des musulmans en évoquant un souvenir personnel.
Selon son récit, Chelsea Clinton avait parcouru l’intégralité du Coran à l’adolescence. Elle lui avait ensuite recommandé d’en lire un passage. Une anecdote que l’ancien chef de l’État a partagée pour défendre le dialogue entre les croyances.
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Un passage sur la rencontre entre les peuples
Bill Clinton a fait référence au verset 13 de la sourate Al-Hujurat, qui présente la diversité des peuples et des tribus comme une invitation à se connaître. Il en a paraphrasé le sens pour appeler à davantage de compréhension mutuelle.
L’ancien président a également exprimé sa lassitude face aux discours qui dénigrent les musulmans en raison de leur religion. Il a rappelé que toutes les confessions comptent des personnes qui agissent mal et dénoncé les divisions religieuses et culturelles.
Un intérêt déjà évoqué dans les années 1990
L’intérêt de Chelsea Clinton pour le Coran avait déjà fait l’objet d’un article en janvier 1998. Une dépêche Reuters, publiée par L’Orient-Le Jour , relayait alors les affirmations d’un responsable d’un centre de recherches islamique iranien selon lequel elle avait obtenu une exégèse du Coran en anglais, en vingt volumes.
Ce précédent ne confirme toutefois ni la lecture intégrale du texte ni l’âge précis évoqué aujourd’hui par son père. Sur ces deux points, Bill Clinton livre un souvenir familial.
À travers cette confidence, l’ancien président défend une idée simple : prendre le temps de découvrir la foi de l’autre peut aider à dépasser les préjugés.







