Dans un entretien accordé à L’Observateur, Me Abdoulaye Tine, ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence de la République, se veut clair : le président de la République assumera pleinement ses responsabilités pour garantir la continuité de l’État, mais cette mission ne nécessite en aucun cas une mobilisation partisane autour de sa personne.
Interrogé sur les moyens dont dispose le chef de l'État face aux blocages institutionnels et budgétaires par les députés Pastef, Me Abdoulaye Tine prévient que Bassirou Diomaye Faye ira « aussi loin que la Constitution et les lois le permettent ». Il rappelle que le chef de l'État peut notamment recourir aux instruments prévus par les textes, parmi lesquels figurent les décrets d'avances et la demande d'une seconde lecture.
« Ce ne sont pas des menaces : ce sont des options légales que tout chef d'État responsable doit avoir à l'esprit face à une obstruction qui met en danger la Nation », explique-t-il avant de poursuivre : « La Constitution encadre l'action du Président ; elle ne l'empêche pas de protéger l'État. »
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Mais c'est surtout sur les appels de certains acteurs politiques à une mobilisation autour du chef de l'État pour « protéger la République » que le porte-parole apporte une mise au point ferme et sans ambiguïté :
« Le Président n'a pas besoin de mobilisation partisane pour protéger la République : il a la Constitution, et il l'utilisera. »
Tout en disant comprendre l'inquiétude des citoyens, Me Abdoulaye Tine estime que la priorité doit rester le dialogue institutionnel et l'adoption d'un budget répondant aux préoccupations concrètes des populations, plutôt que la polémique politique. Il réaffirme néanmoins la détermination du chef de l'État à exercer pleinement ses prérogatives : « Le moment venu, le président de la République fera usage de toutes les potentialités et prérogatives que la Constitution lui confère pour garantir l'intérêt supérieur du pays, en toutes circonstances. »







