Les policiers du Commissariat spécial de Kidira ont frappé fort. Une patrouille de routine s'est transformée en coup de filet majeur contre le trafic de produits chimiques destinés à l'orpaillage clandestin.
Le 31 mars 2026, à 6 heures du matin, les policiers de l'antenne de Diyabougou repèrent un convoi suspect au niveau d'un point de passage non officiel, connu sous le nom d'« Éléments GMI ». Sur place, la découverte est saisissante : 400 kg de cyanure et 250 kg de zinc, des produits hautement toxiques indispensables au traitement de l'or, acheminés frauduleusement depuis Kayes, au Mali, à bord de quatre motos.
La fuite de deux contrebandiers
À l'approche des forces de l'ordre, deux des quatre contrebandiers prennent leurs jambes à leur cou, abandonnant sur place motos et cargaison. Moins chanceux, leurs deux complices ainsi que le destinataire des produits sont interpellés sur-le-champ. Les quatre motos sont immédiatement saisies.
L'enquête révèle que ces produits étaient destinés aux sites d'exploitation clandestine de l'or de Diyabougou et de Soréto. Une filière organisée, approvisionnée depuis le Mali et introduite en fraude sur le territoire sénégalais via des pistes détournées selon des sources de Seneweb.
Au terme de la procédure, les trois mis en cause ont été déférés devant le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Tambacounda, ce vendredi 3 avril 2026. Les deux fugitifs, eux, sont toujours recherchés.








