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WASHINGTON VEUT JUGER AMARA CHERIF SUR SON SOL: Dakar va-t-il extrader vers les États-Unis un citoyen guinéen arrêté et détenu au Sénégal ?


Rédigé le Lundi 17 Juin 2019 à 16:56 | Lu 56 fois | 0 commentaire(s)



Le 13 juin dernier, le procureur américain Geoffrey L. Berman a annoncé, à New-York, la mise en accusation de quatre citoyens de nations africaines pour trafic de corne de rhinocéros, d'ivoire d'éléphant et d'héroïne. Parmi ces quatre Africains, un Guinéen répondant au nom d’Amara Chérif. Ce dernier, selon nos informations, a été arrêté le 7 juin dernier au Sénégal, où il reste détenu depuis lors.


WASHINGTON VEUT JUGER AMARA CHERIF SUR SON SOL: Dakar va-t-il extrader vers les États-Unis un citoyen guinéen arrêté et détenu au Sénégal ?
Le Sénégal va-t-il extrader le citoyen guinéen Amara Chérif ? Oui, à en croire nos informations, obtenues de sources dignes de foi. En effet, un document parvenu à «Les Échos» renseigne qu’un procureur américain a annoncé, le 13 juin dernier à New-York, la mise en accusation de quatre citoyens de nations africaines : Moazu Kromah, Amara Chérif, Mansur Mohamed Surur et Abdi Hussein Ahmed, pour trafic de corne de rhinocéros, d'ivoire et d'héroïne. 

Les quatre Africains qui ont été inculpés pour avoir participé à un complot de trafic de cornes de rhinocéros et d'ivoire, deux espèces sauvages protégées, évaluées à plus de 7 millions de dollars et impliquant le braconnage illégal d'environ 35 rhinocéros et plus d'une centaine d'éléphants, ont été également inculpés de conspiration pour commettre du blanchiment d'argent. 

En plus de cela, les sieurs Surur et Ahmed ont été accusés de participer à un complot de distribution de plus de 10 kilogrammes d'héroïne. 

Selon nos informations, Amara Chérif a été arrêté le 7 juin dernier au Sénégal. Un séjour qui ne devrait pas s’allonger puisque les États-Unis, qui comptent juger le présumé délinquant guinéen, souhaitent la coopération du Sénégal pour y arriver. « Cherif, citoyen guinéen, a été arrêté au Sénégal le 7 juin 2019 et reste en détention au Sénégal dans l'attente d'une procédure en vertu de laquelle les autorités sénégalaises envisageraient son extradition, son expulsion ou tout autre déplacement légal vers les États-Unis», lit-on sur un document, qui précise que les sieurs Surur et Ahmed, tous deux citoyens du Kenya, restent en fuite. 

Déjà, un autre pays africain, l’Ouganda, a favorablement répondu à la demande de Washington. Kampala a, en effet, expulsé le 12 juin dernier vers les États-Unis, le sieur Kromah, un citoyen libérien, arrêté un peu plus tôt dans le pays. Aussitôt arrivé au pays de l’oncle Sam, le citoyen du pays de George Weah a été traduit en justice devant la juge américaine Katharine H. Parker, avant d’être placé en détention. 


Depuis 2012, la bande a braconné plus de 35 rhinocéros et plus de 100 éléphants
L’affaire a été confiée au juge de district américain Gregory H. Woods. Selon le document, entre décembre et mai 2012, la bande des quatre a conspiré pour transporter, distribuer, vendre et faire passer en fraude au moins 190 kilogrammes de cornes de rhinocéros et environ 10 tonnes de cornes de rhinocéros, d’ivoire en provenance de divers pays de l’Afrique de l’Est, notamment l’Ouganda, la République démocratique du Congo, la Guinée, le Kenya, le Mozambique, le Sénégal et la Tanzanie, à des acheteurs situés aux États-Unis et dans des pays d’Asie du Sud-Est. 

De tels poids de corne de rhinocéros et d'ivoire d'éléphant auraient entraîné le braconnage illégal de plus de 35 rhinocéros et 100 éléphants environ. Au total, la valeur moyenne au détail estimée de la corne de rhinocéros impliquée dans le trafic était d'au moins 3,4 millions de dollars et la valeur moyenne au détail estimée de l'ivoire d'éléphant, était d'environ 4 millions de dollars environ. Les accusés ont reçu et déposé des paiements de clients étrangers sous forme de virements internationaux, dont certains par l’intermédiaire d’institutions financières américaines, et payés en espèces. 

Aujourd’hui, la question que l’on peut se poser, c’est de savoir si le Sénégal a le droit d’expulser un citoyen d’un autre pays, de surcroît un pays de la Cedeao, vers les États-Unis. L’on peut également se demander si Conakry laissera faire. 







Sidy Djimby NDAO jotaay.com
 
 
 


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