C’est connu. Le Sénégal est dans une dynamique de traitement de sa dette publique. Ses créanciers, qui prêtent attention aux contours de cette opération, suivent également les modifications proposées du cadre de soutenabilité de la dette du FMI.
Selon Reuters, ces modifications du cadre serviront à éclairer l’évaluation de la situation du Sénégal. L’objectif est notamment de revoir certains critères utilisés pour évaluer la dette, parmi lesquels les objectifs relatifs aux besoins bruts de financement et au ratio des intérêts rapportés aux recettes.
Reuters renseigne également que la France et la Chine sont les deux principaux créanciers bilatéraux du Sénégal. Elles sont largement considérées comme susceptibles de coprésider les discussions au nom du Club de Paris, qui regroupe les principaux pays créanciers développés, même si le Club n’a fait aucune annonce à ce sujet.
Les créanciers bilatéraux servent souvent de référence pour déterminer le niveau d’effort ou d’allègement de dette attendu des autres prêteurs, en vertu du principe de « comparabilité de traitement ».
Aussi, renseigne la même source, les prêts accordés par la Chine suscitent des interrogations quant à la difficulté des discussions. Lors des restructurations de la dette de l’Éthiopie et de la Zambie, où la Chine était également un créancier important, les prêteurs officiels ont adopté une position ferme sur le principe de comparabilité de traitement.
Toujours dans le cadre du traitement de la dette, une position ferme du Club de Paris pourrait relancer le débat sur la question de savoir si des institutions comme la BOAD, l’Afreximbank ou l’AFC devraient être protégées contre d’éventuelles pertes.
Reuters souligne, cependant, que tous les prêteurs ne supporteront pas nécessairement les pertes dans les mêmes proportions. Par exemple, le FMI, la Banque mondiale et certains autres créanciers multilatéraux sont protégés, comme c’est généralement le cas pour les financements à court terme liés aux crédits à l’exportation.








