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Révélations au procès de Nadège et Liliane:" Lika avait envoyé les photos dénudées à son copain tunisien qui lui avait promis le mariage"


Rédigé le Vendredi 19 Mai 2017 à 19:29 | Lu 448 fois | 0 commentaire(s)



Le tribunal des flagrants délits de Dakar, après avoir jugé Ndèye Liliane Koïté et Nadège Coumba Da Souza, a renvoyé le délibéré au 22 mai. Les deux amies risquent une peine de deux ans dont six mois de prison ferme. 

Devant les juges, les deux jeunes femmes ainsi que le frère de «Djily Création » ont déballé grave contre la victime, Lika Dioum. Interrogée sur les faits qui lui sont reprochés, Nadège, 21 ans jure la main sur le cœur qu’elle a agi de bonne foi. Elle reconnaït avoir envoyé les photos à des proches par le message privé et nie les avoir rendus publiques. 

« Puisque Liliane est sa cousine, je lui ai envoyé les photos pour qu’elle lui parle. Lika est mon amie car avant même les faits, on avait programmé de sortir pour aller prendre un pot. Mais à ma grande surprise, j’ai constaté que les photos publiées étaient prise dans une chambre, celle que je partageais avec Djily et que j’ai occupée durant toute la procédure de divorce. C’est durant ce temps que Lika est venue habiter avec nous (Djily, mon fils et moi). En lui envoyant les photos, ce n’était nullement pour la menacer », confesse-t-elle. 

Liliane, une étudiante de 23 ans, dit aussi n’avoir jamais eu de mauvaises intentions. Elle déclare : "J’ai connu Nadège par le biais de Lika depuis très longtemps. Suite à une discussion, Nadège m’a envoyé des photos dénudées de Lika. Elle m’a donc demandé de la raisonner et de lui demander d’arrêter ce comportement"

Confirmant les propos de Nadège, elle précise:" Les photos étaient publiées sur la page de Nadège. Elle me disait que beaucoup de ses amies croyaient que c’était elle sur les photos. Je les ai donc renvoyées à Fatima Lika Dioum pour qu’elle change de comportement. Lika m’a fait savoir que les photos ont été truquées. Ensuite, je l’ai envoyé à quatre personnes. 

Je ne pensais pas que le fait d’envoyer par message pouvait me causer ces problèmes. Je ne les ai jamais mises en ligne. Et rien ne prouve que ce soit moi qui les ai données à ce site. Je n’y trouve pas d’ailleurs aucun intérêt. C’est lika elle-même qui m’a demandé de lui envoyer les photos lorsqu’elle je l’ai mise en garde et fait le transfert via un message privé WhatsApp
 ». 

Ibra Niane, petit frère de Djhily Création, entendu à titre de témoin, a embouché la même trompette sur cette affaire. «Lika a l’habitude d’entrer dans les toilettes pour prendre les photos d’elle-même qu’elle envoyait à son amoureux. Même Nadège lui disait que ce qu’elle faisait, n’était pas bon. J’ai vu les images avant même qu’on les publie car Nadège m’en avait envoyées pour me faire savoir que c’est dans notre maison que les photos ont été prises », témoigne-t-il. 

L’un des avocats de la défense, en l’occurrence Me Abdoukry Barro qui a plaidé la relaxe, n’a pas du tout été tendre à l’endroit de la plaignante qu’il a décrite comme «une fille de mœurs légères ». « Comment peut-on, dit-il, comprendre une dame qui dit: « j’avais envoyé des photos à mon copain Tunisien dont je ne me rappelle plus le nom, que j’avais connu en 2015 sur Facebook. Il m’avait promis le mariage et c’est pourquoi je lui envoyais ces photos et vice-versa. Entre-temps, on a eu des problèmes et il a commencé à menacer de les publier sur les réseaux sociaux. Alors, elle ne peut pas venir mouiller ces deux innocentes. Cette fille diabolique est à l’origine de tout ça. Elle devait même être arrêtée comme les deux prévenues. Les mises en cause ont toujours étaient de bonne foi, rien que pour l’aider. La Dic aurait dû pousser son enquête pour identifier ce Tunisien qui aurait proféré des menaces contre Lika ». 

Et Me Barro conclure : « si le Tribunal poursuit ma cliente pour avoir envoyé ces photos en prive, il devrait aussi poursuivre Lika, qui a été la première à le faire pour son copain ». 

Le juge Niako Ndiaye, après avoir consulté ses deux assesseurs, a décidé de renvoyer le délibérer au 22 mai 2017. 

(Avec L’Observateur) 
 


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