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Louga/Front Social : Les agents de l’État du secteur agricole militants du SYNTAS crient leur ras-le-bol


Rédigé le Mardi 18 Février 2020 à 22:01 | Lu 180 fois | 0 commentaire(s)




Les fonctionnaires militants du Syndicat National des Techniciens et Travailleurs de l’Agriculture du Sénégal (SYNTTAS) menacent de perturber pour longtemps le secteur agricole public si leurs revendications ne sont pas satisfaites par les pouvoirs politiques. Ainsi, selon leur chargé de communication Mamadou SONKO, « L’objet de cette rencontre avec la presse est plutôt un cri du cœur en direction des autorités et de la population du Sénégal. Notre mouvement d’humeur se matérialise ainsi par une grève de 72 heures à compter du mercredi 19 février 2020 ». 

Sur les mobiles de la grève, SONKO justifie : « Nos salaires sont très bas. En effet, au niveau de la Fonction Publique Sénégalaise, nous sommes les plus mal payés. Un fonctionnaire de la même hiérarchie qu’un technicien agricole voire un en-deçà perçoit beaucoup moins qu’un technicien agricole. Ces discriminations datent de l’indépendance. Et pourtant, notre secteur n’a jamais été perturbé par un quelconque mouvement de grève. Nous avions toujours préféré souffrir en silence tout en persévérant dans le travail. 

Nous sommes maintenant arrivés en des proportions où nous n’en pouvons plus. Nous exigeons des pouvoirs publics et politiques des indemnités à savoir : notamment celle du logement est généralisée sauf pour ceux du secteur de l’agriculture. Nous ne pouvons pas continuer de subir cette discrimination. Nous n’avons pas non plus d’indemnités de risque quoique notre travail en comporte énormément au regard des produits toxiques que nous manipulons et qui nous exposent en permanence aux intoxications de toutes sortes. Beaucoup de travailleurs de la Direction de la Protection des Végétaux (DPV) sont morts ou handicapés du fait de maladies toxicologiques et de maladies liées à l’inhalation de produits toxiques ». 

Et il ajoute au chapitre des motifs de grève : « Au plan infrastructurel, nos conditions de travail sont on ne peut plus précaires. La plupart de nos bâtiments de travail (pour ne pas dire tous) relèvent de l’héritage colonial. Donc imaginons un peu leur état de vétusté. Au plan logistique, nous sommes moins lotis que beaucoup d’autres, pour ne pas encore dire que nous ne disposons même pas de véhicules d’intervention pour un secteur aussi stratégique que celui de la production agricole en général. Nous ne sommes pas non plus dotés d’outils informatiques. Bref, c’est un secteur agricole totalement dans l’indigence. C’est bref la léthargie totale au niveau des directions et services techniques de l’agriculture.» 

Notre interlocuteur de dérouler la perspective de lutte : « Notre plan d’action qui débute demain est la suite de la grève d’avertissement du vendredi 14 février 2020. À propos de ce premier mouvement, nous n’avons été reçus par aucune autorité du pays. Voilà pourquoi nous comptons durcir le ton en n’excluant même pas la perspective de la « grève de la faim ».
 
 


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