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Les gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres citent le Sénégal parmi les pays à éviter


Rédigé le Vendredi 29 Mars 2019 à 13:11 | Lu 80 fois | 0 commentaire(s)



Chaque année, le guide du voyage gay, le Spartacus International Gay Guide, dresse un index des pays les plus ou moins fréquentables au monde pour les gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres. Et, une fois encore, le Sénégal, qui occupe la 159èmeplace sur les 197 États, fait partie des moins accueillants. Le Sénégal, qui reste hostile à l’homosexualité, n’est pas recommandé aux gays pour des vacances. Tant mieux.


Les gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres citent le Sénégal parmi les pays à éviter

Le Spartacus Gay Travel Index a pour but d’informer les voyageurs sur «la situation des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, dans un total de 197 pays et régions», explique le guide sur son site. Depuis 1980, un rapport est formulé chaque année. Et d’après l’édition de cette année, la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) n’est pas la bienvenue au Sénégal. Une bonne nouvelle. En effet, le Sénégal partage cette «note» avec 20 pays, dont le Maroc, la Mauritanie, la Russie, Haïti, la Jamaïque, les Maldives et la Zambie. Pour le Sénégal, aucun effort, d’après le Spartacus Gay Travel Index, n’a été fait par rapport à la législation de l’homosexualité et le partenariat civil. D’après le site allemand, «le Sénégal est l’un des rares pays d’Afrique francophone à sanctionner l’homosexualité. Le Sénégal a des liens politiques et économiques forts avec un certain nombre de gouvernements et d’institutions islamiques conservateurs. Il y a eu une augmentation alarmante du nombre d’arrestations pour actes sexuels présumés contre-nature». 
Et toujours d’après le site allemand, même s’ils sont considérés comme faisant honte à leurs familles, «les gays existent au Sénégal et établissent généralement des contacts dans les rues». 



Le Portugal, la Suède et le Canada, les pays «gays»

Quatorze critères sont utilisés, comprenant les droits civils des LGBT, les lois anti-discriminations en vigueur, ou si l’âge de consentement s’applique pareillement aux couples hétérosexuels et homosexuels. Le classement fait également état de toutes les discriminations effectuées par les différents pays, des restrictions pour les voyageurs séropositifs, en passant par l’interdiction des parades gays. Enfin, les restrictions des libertés individuelles, comme la prison pour les personnes LGBT, sont elles aussi prises en compte. 
En tête du classement, on trouve le Portugal, la Suède et le Canada, à égalité à la première place. Il a fait un bond de 27 places entre 2018 et 2019.  


La France, le Brésil et les États-Unis ont reculé dans le classement

Classée à la sixième place en 2018, la France a chuté de 11 places pour se retrouver au 17e rang cette année. L’augmentation des agressions LGBT phobes ainsi que le retard pris par le gouvernement sur l’adoption de la procréation médicalement assistée (Pma) pour toutes les femmes sont certainement des raisons de ce recul. Les États-Unis, également ont chuté. De la 39e place en 2018, ils finissent 47e cette année, alors qu’ils étaient classés à la 34e place du classement en 2017. La politique anti-LGBT de Donald Trump est, elle aussi, passée par là. 
Alors que cette année des pays comme la France, le Brésil et les États-Unis ont reculé dans le classement, l’Inde a gagné plus de 40 places, passant de la 104e en 2018 à la 57e en 2019, suite à la dépénalisation de l’homosexualité. 


La Tchétchénie maintient toujours sa dernière place

Pour la deuxième année consécutive, La Tchétchénie occupe encore la dernière place du classement. Le pays organise une purge anti-LGBT depuis 2017. Un rapport de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (Osce), publié en décembre 2018, a notamment dénoncé un régime «d’impunité», dans lequel des violations «très graves» des droits de l’homme sont perpétrées. Selon la plus grosse organisation de défense des droits des LGBT en Russie, cette purge se serait intensifiée en janvier 2019. Des faits qui expliquent le positionnement de la Tchétchénie tout en bas du classement. 

Khadidjatou DIAKHATE

 
 


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