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Léna Sène se confie à Brune Magazine : « Les entreprises n’ont pas grand-chose à attendre des banques »


Rédigé le Vendredi 13 Février 2015 à 15:05 | Lu 419 fois | 0 commentaire(s)



Lors de la conférence The African SME Managers Forum tenue en novembre 2014, à Dakar, en présence d’investisseurs, de banquiers et d’entrepreneurs africains, l’attention s’est portée sur la seule femme représentée dans le panel d’experts. Et pour cause, la Sénégalaise Léna Sène a déclaré que les entreprises n’avaient pas grand-chose à attendre des banques. Une thèse assumée avec force conviction par la présidente de Developing Capital for Africa (DCA), qui, du haut de son expérience dans le monde de la finance, s’attache à démontrer qu’il existe d’autres voies non seulement pour financer ses projets, mais également pour repenser les rapports entre les Etats et les institutions financières pour de meilleures perspectives de développement. Habituée à gérer des centaines de millions de dollars, Léna Sène est de ces profils d’exception recherchés par les établissements financiers les plus performants.


Léna Sène se confie à Brune Magazine : « Les entreprises n’ont pas grand-chose à attendre des banques »
Elle est née aux États-Unis d’un père sénégalais – ancien militant communiste, aujourd’hui homme politique membre d’un mouvement d’opposition sénégalais, le Parti de l’indépendance et du travail, et d’une mère ukrainienne, tous deux ingénieurs agronomes. Notre banquière affiche aussi un cursus impressionnant, titulaire d’un Bachelor en économie de Bates College, d’un Master en administration des affaires (MBA) de la Harvard Business School, et d’un Master en administration publique de la Harvard Kennedy School of Government. Pourquoi la finance? « Parce que c’est à la base de l’économie. On ne peut pas parler de développement, d’économie, sans considérer l’implication de la finance et des banques », explique Léna Sène. Ses premiers pas, elle les a faits comme analyste financière à la Banque JP Morgan, à New York, où elle a eu en charge des portefeuilles représentant plus de 500 millions de dollars en actifs. C’est à cette époque qu’elle fonde, avec d’autres partenaires, le Forum mondial des analystes de banque, et devient trésorière du Conseil des fiduciaires de New York. Elle a aussi participé à l’élaboration du Network 20/20, une organisation ayant pour objectif de préparer, par le biais de conférences et d’initiatives éducatives, des jeunes leaders aux États-Unis à s’investir dans la diplomatie publique. 

Elle sera ensuite recrutée par la banque Lehman Brothers comme représentante en placements. Sa mission: fournir des conseils en stratégie d’investissement pour des portefeuilles de clients institutionnels et de particuliers. En 2007, la jeune banquière se retrouve à Washington, où elle intègre le ministère fédéral du Développement urbain. Le président George Bush Jr la nomme ensuite responsable du White House Fellowship, un dispositif d’octroi de bourses de la Maison Blanche, où 14 lauréats triés sur le volet sont sélectionnés sur le plan national pour travailler comme assistant spécial dans différents cabinets ministériels. À ce titre, Léna Sène participe à la préparation d’un symposium sur les infrastructures en Afrique de l’Ouest, organisé au Ghana avec le concours du Département d’États américain et du Millennium Challenge Corporation. 

À l’issue de cette mission, elle retournera chez Lehman Brothers avant d’acquérir une nouvelle expertise en tant que consultante partenaire dans une autre institution du monde de la finance, Impact Capital Partners LLC à New York. Puis ce sera la compagnie Deer Isle Capital qui lui offrira un poste de directrice générale. Le Département d’États américain fera même appel à ses compétences pour une étude sur « l’impact de l’investissement de capitaux privés générant des bénéfices financiers et sociaux dans les pays émergents ». 

Forte de toutes ces expériences et disposant d’un précieux carnet d’adresses, en 2013, notre Sénégalo-Ukrainienne décide de s’installer à Dakar où elle ouvre son propre cabinet de conseils, DCA. Elle en fait un organe dédié aux fonds d’investissement et aux gouvernements africains en matière de mobilisation de ressources auprès d’investisseurs internationaux et de banques spécialisées. Ainsi, la jolie trentenaire, nominée par Savoy Magazine parmi les 100 femmes noires américaines les plus influentes du monde du business américain, a rejoint la terre de son père où elle voulait se rendre utile. Léna Sène est toujours restée Sénégalaise de cœur, elle qui parle le wolof avec un délicieux accent américain. 

Léna Sène se confie à Brune Magazine : « Les entreprises n’ont pas grand-chose à attendre des banques »


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