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LES AVOCATS D'ADAMA GAYE VILIPENDENT MACKY AUPRÈS DE SES PAIRS


Rédigé le Samedi 14 Septembre 2019 à 17:18 | Lu 69 fois | 0 commentaire(s)



Les avocats d’Adama Gaye internationalisent le combat pour la libération de leur client. Ils ont reçu mandat du journaliste d’engager des poursuites judiciaires contre l’Etat du Sénégal devant les instances internationales, pour faire obtenir sa condamnation. Aussi, le collectif des avocats d’Adama Gaye a adressé une lettre ouverte aux chefs d’Etat de la Cedeao qui se réunissent aujourd’hui à Ouagadougou.


Le collectif des avocats du journaliste Adama Gaye en détention depuis 47 jours à la Maison d’arrêt de Rebeuss, internationalise la lutte. Ayant reçu mandat de leur client, les robes noires engagent des poursuites judiciaires contre l’Etat du Sénégal devant les instances internationales, pour faire obtenir sa condamnation pour manquements avérés à ses obligations, en vertu des traités internationaux de droits de l’Homme. Auparavant, le collectif interpelle les chefs d’Etat de la Cedeao qui se réunissent aujourd’hui à Ouagadougou dans le cadre du sommet de la CEDEAO. Les robes noires ont trouvé la parade parce que leur client Adama Gaye a été le premier directeur de la communication de l’institution communautaire. «Alors qu’un sommet de la CEDEAO s’ouvre ce samedi 14 Septembre 2019 à Ouagadougou et qu’une des pierres angulaires de cette instance est la défense des droits de l’Homme, nous ne pouvons que souligner le caractère paradoxal de la détention d’Adama Gaye au sein d’un Etat membre, sur le simple fondement d’opinions politiques déclarées sur un réseau social», indiquent les avocats dans une lettre ouverte adressée aux chefs d’Etat de la Cedeao. Le collectif souligne qu’en 1992, lors qu’un vent de démocratisation a soufflé sur l’Afrique, et qu’Adama Gaye exerçait à la CEDEAO, cette institution avait adopté une déclaration de principes politiques pour les Etats. «Il s’en est suivi une tendance forte d’un monde baigné par une explosion des libertés. Ce qui n’avait pas peu déteint, en bien, sur l’image de notre institution régionale, avec une volonté d’intégration régionale se faisant par les peuples et pour les peuples. Vingt-sept ans plus tard, force est de constater un assombrissement du tableau des libertés. Le cas d’Adama Gaye, que nous considérons comme détenu politique et retenu parmi les détenus de droit commun, en est la parfaite illustration», dénonce la défense du journaliste. A en croire, le collectif leur client s’est vu réduit à recourir à une ultime arme pour faire entendre ses droits, celle de la grève de la faim qu’il a suspendue après en raison de sa santé fragile d’après un avis médical, et sur demande de sa famille, de ses conseils et de l’ancien président du Sénégal Abdoulaye Wade. Les avocats informent qu’Adama Gaye entend reprendre cette grève de la faim si sa situation judiciaire n’évolue pas favorablement. «Il refuse ainsi de renoncer à ses droits fondamentaux et à l’idée d’une démocratie solide pour le Sénégal. Adama Gaye reste plus que jamais déterminé à se battre pour faire triompher son combat pour la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques», rapporte la même source.


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