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Grogne aux Salins du Sine-Saloum de Kaolack : les méthodes "esclavagistes" des patrons français Guy Deschamps et Alain Boussut décriées


Rédigé le Mercredi 9 Janvier 2019 à 19:59 | Lu 38 fois | 0 commentaire(s)



Grogne aux Salins du Sine-Saloum de Kaolack. 97 journaliers réclament leur réintégration. Des travailleurs de l'usine des Salins du Sine Saloum au nombre de 97, on battu hier le macadam dans les rues de Kaolack. Ils ont terminé leur marche devant la préfecture où ils ont remis au maître des lieux, un mémorandum dans lequel ils réclament leur réintégration dans l'entreprise et de meilleures conditions de travail.


Après plus de dix ans de travail dans l'usine, nous demandons notre réintégration comme travailleurs permanents, avec un contrat à durée indéterminée (CDI) "revendiquent les travailleurs licenciés par les Salins du Sine_Saloum dans le mémorandum qu'il ont remis au préfet de Kaolack, Moctar Watt, au terme de leur procession. 

Ils réclament également leurs indemnités de licenciement, de préavis, primes d'ancienneté, primes de panier, primes de salissure, heures supplémentaires, rappels de congés impayés, congés sur les rappels, dommages et intérêts pour le licenciement abusif, dommages et intérêts pour non délivrance de certificat de travail et la délivrance de certificat de travail conforme, dommages et intérêts pour non affiliation aux institutions sociales. 
  
Sur les pancartes qu'ils brandissaient, il était écrit <<l'esclavagisme ça suffit>>, << stop au colonialisme>>. A en croire les manifestants, l'entreprise ne se soucie guère des normes établies en matière de législation du travail. << La Société nouvelle des Salins du Sine-Saloum à violé le code du travail en nous recrutant à des périodes différentes en qualité de journaliers. Elle nous fait travailler formellement en trois équipes, de 7h à 15h, de 15h à 23h, et de 23h à 7h du matin, soit 8 heures par équipe, pendant plusieurs années>>, explique le coordonnateur du collectif, Khalifa Dieng. 
  
Et ce dernier de poursuivre : « le 20 novembre 2017, à notre grande surprise, le fonctionnement et l'organisation du travail ont été confiés à un tâcheron (sous-traitant). Nous n'en avons pas été avisés alors que nous travaillons dans cette société depuis plusieurs années. 

Immédiatement après, l'entreprise a modifié sommairement les horaires et réduit les effectifs de 15 à 9 éléments sur les postes ci-dessous : ensachage semi-automatique et arrimeur semi-automatique. A la suite de cette nouvelle donne, un ouvrier affecté au poste d'arrimeur, doit arrimer 2.880 sacs de 25kg soit 72 tonnes par 8 heures à raison de 3.030 FCFA par jour, c'est de l'esclavage
, fulmine Khalifa Deng, tout ça, c'est la faute aux patrons français Guy Deschamps et Alain Boussut ».


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