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Diffamation: Le maire de Hann / Bel-Air réclame 100 millions FCfa à son ancien Dircab


Rédigé le Jeudi 29 Juillet 2021 à 13:47 | Lu 384 fois | 0 commentaire(s)



Le nommé Alioune Dia, entrepreneur et agent municipal, ancien directeur de Cabinet du maire de Hann/Bel-Air, Babacar Mbengue, a comparu, hier, à l’audience correctionnelle du Tribunal de Grande Instance (Tgi) de Dakar. Il répondait des faits de diffamation sur l’édile de Hann/Bel-Air, Babacar Mbengue. Ce dernier a réclamé 100 millions FCfa de dommages et intérêts.


Bien qu’ayant remporté le trophée de "meilleur maire du Sénégal", Babacar Mbengue est accusé par son ancien directeur de Cabinet d’incompétence et de mauvaise gestion administrative et financière. Ce qui a valu à ce dernier, mercredi, sa comparution à l’audience correctionnelle du Tgi de Dakar. « J’assume l’entièreté des propos contenus dans cette vidéo. Je n’ai jamais dit qu’il a commis de vol, ni de détournement de deniers publics. Ce ne sont pas les propos que j’ai tenus. Le maire Babacar Mbengue a violé le principe budgétaire, il est dans l’illégalité et il est incompétent. J’ai parlé de nébuleuse dans les marchés parce que le document qu’il a produit, est faux. La dépense de 91 millions n’a pas été transcrite dans le compte administratif alors que le marché a été passé et exécuté. Il a commis un faux sur un document administratif, en soustrayant une dépense qui a été exécutée en 2013 », a persisté et signé l’acteur citoyen et ancien directeur de Cabinet du maire Babacar Mbengue à la barre.

Avant de poursuivre: « Le document du bilan financier de la gestion de 2019 produit par le maire, est un faux. J’ai écrit, j’ai saisi le sous-préfet, car il y a des dépenses obligatoires qui doivent figurer dans tout budget. Si elles n’y figurent pas, le sous-préfet doit demander que cela soit corrigé. Il (Ndlr, le maire) a fait de la surfacturation pour les travaux de l’aménagement de la devanture du cimetière de Hann/Bel-Air qui s’est effondrée en 2017. Comme il n’y avait pas de prévision, le maire a puisé sur les 24 millions qui étaient réservés à l’aménagement de l’abri. Cette dépense constitue une nébuleuse sur les investissements des montants déclarés par le maire et ne reflètent pas la réalité ».

L'ancien Dircab d'ajouter que « le marché a été attribué à 91. 957. 400 FCfa sans plan ni devis encore moins de contrat. Le montant déclaré ne reflète pas la réalité du terrain. J’ai contesté le prix remis à Babacar Mbengue parce que celui qui l’a remis, n’a pas de compétence pour décerner ce prix de meilleur maire du Sénégal. Il n’y a jamais eu de mission sur des rapports qui ont été faits de la commune de Hann/Bel-Air. Je me suis basé sur la production de documents que la mairie a faite au terme d’une gestion et du bilan administratif. Tous les marchés qui ont été passés par le maire, n’ont pas respecté les dispositions du code des marchés publics. Ces marchés ne sont pas conformes aux lois et règlements en vigueur. Il a fait des surfacturations. C’est le maire qui a produit des informations. Le compte administratif qui retrace toutes les dépenses et recettes, est faux ».

Selon les conseils de la partie civile, Mes Massokhna Kane et Pouye, le prévenu est un multirécidiviste qui n’a cessé de diffamer le maire Babacar Mbengue, qui est l’édile de la commune de Hann/Bel-Air depuis 12 ans et, est d’une honorabilité extrême. Ce qui a été dit sur lui est extrêmement grave, ont-ils soutenu, avant de dire que ce n’est pas pour rien qu’il a été désigné meilleur maire du Sénégal.

Selon les avocats du maire, le prévenu a sué à grande eau pour essayer de donner des explications aux propos qui lui ont valu sa comparution. Ils soutiennent que tout ce que Alioune Dia a dit à la barre est faux, aussi bien sur le poste de gendarmerie, le gazon synthétique que sur le mur des cimetières. A les en croire, c’est diffamatoire d’accuser une personne d’incompétence, de manque de vision, de surfacturations et de dépenses fictives.

Pour la réparation du préjudice causé, la partie civile a réclamé 100 millions de francs Cfa pour le dédier aux écoles coraniques qui sont dans sa commune Hann/Bel-Air. Le parquet a requis l’application de la loi pénale.

Quant au conseil de la défense, Me Senghor, il a plaidé que son client est un citoyen de la commune et un ancien directeur de Cabinet du maire, qui a su déceler le profil de délinquant de ce dernier. Il n’a donc fait qu’alerter sur la gestion de sa commune. Selon Me Senghor, tout citoyen a le droit, voire le devoir, de veiller sur la bonne marche de la gestion de sa commune. L’avocat de la défense estime qu’Alioune Dia n’a jamais tenu de propos diffamatoires à l’encontre du maire. Son seul tort, c’est d’avoir refusé, pendant cinq ans, de répondre à l’appel du maire à venir travailler avec lui. Pour finir, Me Senghor a sollicité le renvoi de son client des fins de la poursuite sans peine ni dépens, en l’absence de preuves.

L’affaire est mise en délibéré pour le 11 août prochain, informe "Le Témoin", qui a rapporté les minutes de l'audience.


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