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Débâcle des « Lions » en Chine : La FSBB au banc des accusés, Me Babacar Ndiaye doit-il débarrasser le parquet ? Retour sur une présidence controversée...


Rédigé le Jeudi 12 Septembre 2019 à 10:26 | Lu 46 fois | 0 commentaire(s)



Depuis le 27 juin 2015, Me Babacar Ndiaye, avocat à la cour, président de club (DUC), a été choisi par le cadre de concertation des présidents de club (CCPC) pour prendre les rênes de la FSBB. Une présidence mouvementée pour ne pas dire controversée, contestée par certains acteurs et autres observateurs avertis. Deux mandats plus tard et quelques campagnes (Trois finales d’Afrobasket féminin, dont le sacre en 2015, une participation à la coupe du monde 2018 avec les « Lionnes. Une troisième place à l’Afrobasket masculin 2017, et une coupe du monde 2019 ratée…), Me Ndiaye et ses collaborateurs sont plus que jamais contestés, au sortir de cette coupe du monde masculine de basket, complétement ratée. Ses détracteurs réclament sa tête à tout prix. Retour sur les conditions de son accession à la présidence, ses réalisations et échecs…


Les circonstances de son arrivée à la tête de la fédération Sénégalaise de Basket et le rôle du CCPC…

L’accession de Me Babacar Ndiaye à la tête de la fédération sénégalaise de Basket reste pour le moins assez atypique. Car le président de club qu’il était (Dakar université club, DUC), se retrouvera sur le fauteuil tant convoité de président de la FSBB, par un concours de circonstances favorables. En effet, il y a de cela 5 ans, le 24 septembre 2014, à l’issue d’une réunion tenue à l’époque par le cadre de concertation des présidents de clubs (CCPC), Me Babacar Ndiaye annonçait, à l’occasion « L’objectif de cette réunion est de réfléchir sur les voies pour restaurer la défunte fédération de basket dissoute par l’ancien ministre des Sports, Mbagnick Ndiaye, à cause de la fraude sur l’âge qui avait terni l’image du Sénégal. Un an après, nous avons estimé qu’il est temps que la gestion du basket soit confiée au mouvement associatif » avait affirmé Me Babacar Ndiaye en sa qualité de coordonnateur dudit cadre. 
Une annonce de taille, puisqu’en ces temps-là, le comité de normalisation du basketball Sénégalais (CNBS), assurait l’intérim dans la gestion du basket qui traversait une crise interne avec le problème lié à une rocambolesque affaire de fraude mettant en cause la catégorie des U18 Sénégalais. Une affaire qui coûtera à Baba Tandian sa place de président de la FSBB. Il était alors question de mettre fin à cet intérim, pour un retour à une fédération classique. Un tournant décisif qui marquera le début de l’histoire de Me Ndiaye avec la FSBB. 

Le 27 juin 2015, il sera officiellement élu à la tête de la FSBB. Me Babacar Ndiaye était à l’époque le candidat du Cadre de concertation des présidents de clubs (CCPC), et avait alors obtenu 76 voix sur les 93 suffrages valablement exprimés.  
  
Ses différents chantiers, ses ambitions et réalisations majeures à la tête de la FSBB… 

Une fois installé, l’avocat de revêtir sa robe et de se munir de son bâton de pèlerin, avec comme mission, rassembler la famille, du basket Sénégalais autour de l’essentiel. Parmi ses chantiers : La réfection du stade Marius Ndiaye, l’organisation de l’Afrobasket féminin, la participation de l’équipe masculine à la coupe du monde. Mais surtout, comme annoncé ci-dessus, le rassemblement de la famille du basket fractionnée par des querelles internes.  

Sa feuille de route ainsi tracée, Me Ndiaye se lançait donc dans l’opération de redressement de la discipline, mais aussi à la reconquête des titres précisément de l’Afrobasket aussi bien chez les dames que les hommes. Si ledit objectif a été atteint chez les filles avec le titre de 2015 et deux autres finales perdues dont le dernier s’est tenu ici même, à Diamniadio (Dakar.) Le succès fuit inexorablement, le basket masculin qui peine à briller malgré une troisième place en 2017. 
Sur la scène mondiale ce sont encore les « Lionnes » qui réussiront à s’illustrer à la coupe du monde 2018 (Première victoire d’une équipe africaine au premier tour 70 à 69 contre la Lettonie.) 

Toutes choses qui font dire au président de la Fédé de basket que le bilan de son premier mandat était assez satisfaisant avec des avancées considérables : « Nous pouvons nous targuer d’excellents résultats sur le plan sportif d’abord aussi bien chez les filles que chez les garçons. Chez les filles, en plus de la reconquête du titre en 2015 à Yaoundé (Cameroun), les Lionnes ont réalisé lors de la dernière Coupe du monde les meilleurs résultats de l’histoire du basket féminin national. Nous avons pris part aux Jeux olympiques 2016. »  


Même constat chez les hommes selon Me Ndiaye qui s’était targué d’un retour aux affaires de la sélection masculine et des U18 : « En basket masculin, on attend encore de reconquérir le titre continental, mais des résultats probants ont été enregistrés lors du dernier championnat du monde avec la qualification historique au second tour", a-t-il dit, relevant également la qualification au championnat du monde de Chine en septembre 2019. « Les U18 ont été remis en selle et ils sont qualifiés en Coupe du monde, s’est réjoui Me Ndiaye » avait-il rappelé dans un entretien accordé à l’APS. 

 
L’autre gros chantier était également le basket local qui cherchait un second souffle pour se relancer. Avec une catégorie des jeunes désemparée et quasi inexistante. Là aussi, Me Ndiaye de poursuivre de plus belle plaidoirie : « Sur le plan national, on a réussi une véritable massification de la discipline en passant de 73 équipes à notre arrivée à 107 actuellement », avait-il fait savoir, se félicitant même d’avoir réussi à disposer d’équipes de basket dans toutes les régions du Sénégal. Un bilan « positif » qui lui assurait presque un deuxième mandat successif. 
  
Sa réélection à la tête de la FSBB, acclamation pour Me Ndiaye qui rempile pour 4 ans… 

Ça sera chose faite à l’issue de l’Assemblée Générale élective tenue en juin 2019, Me Babacar Ndiaye président sortant de la FSBB sera reconduit à son poste. Seul candidat à sa propre succession, Me Ndiaye a été réélu par acclamation par les mandataires des différents clubs affiliés à la fédération.  

Une réélection qui sonnait un peu faux avec à côté les multiples complaintes de ses détracteurs qui, continuaient de crier leur désarroi. Remettant sans cesse en cause son manque de vision, ses tâtonnements, et sa gestion nébuleuse.   
Pendant ce temps, juste après a sa réélection, Dakar Arena recevait sa première grande compétition avec l’Afrobasket féminin 2019. Une grande victoire pour le président de la fédération malgré la défaite des « Lionnes » en finale, contre le Nigeria.
Il ne restait que le mondial masculin à assurer. Et là, coup de théâtre, à quelques jours du démarrage de la coupe du monde, le coach Principal Abdourahmane Ndiaye « Adidas » est laissé à quai. Son contrat non reconduit, il a été limite jeté à la rue comme un malpropre. Lui qui a pourtant réussi la prouesse de qualifier la bande à Maurice Ndour à cette coupe du monde 2019. La goutte d’eau de trop pour beaucoup des pourfendeurs du président Ndiaye, qui n’attendaient que cela pour tirer à vue sur le patron de la fédé.   

Dans cette précipitation généralisée, la préparation de la Team Sénégal ne pouvait être qu’approximative, voire complètement tronquée. Une mauvaise preparation émaillée d’un problème de  prime étouffé de justesse avant que le capitaine des « Lions » Maurice Ndour, ne claque la porte, excédé par une gestion approximative, laquelle gestion est sûrement à l’origine du désistement de Gorgui Sy Dieng pour des raisons « Professionnelles » selon les dirigeants. À cause de l’amateurisme des fédéraux diront certains…
Résultat, un fiasco total en Chine où le sélectionneur Moustapha Gaye, nommé en catastrophe au poste de coach principal, ne pouvait que tenter de colmater les brèches d’une équipe condamnée au naufrage. Un échec retentissant dont les échos devraient faire quelques dégâts au niveau de l’instance dirigeante du Basket Sénégalais. C’est du moins ce qu’attendent ceux qui ont fini de faire le procès des fédéraux jugés responsables de cette débâcle.  

D’ailleurs Mamadou Pathé Keita, le président de Guédiawaye Basket Académie, avoue ne pas être totalement surpris par cet échec : « Cela ne nous surprend pas, parce qu’on ne peut pas avoir un coach professionnel qui a dirigé l’équipe depuis les éliminatoires, et au moment d’aller à la Coupe du Monde, on le vire dans des conditions que tout le monde connait. » a-t-il déclaré au micro de Basketsenegal. 
 
Au final que reproche-t-on réellement à Me Babacar Ndiaye et ses collaborateurs ?  

Ainsi présenté l’on serait tenté de dire que le bilan affiché par les dirigeants en place est positif, avec des résultats assez probants. N’empêche que les critiques continuent de fuser de toutes parts. 


Un président et un DTN incompétents, des chasseurs de primes et mercenaires au sein de la FSSB

Selon Baba Tandian, l’ancien président de la FSBB, « Le DTN est responsable de l’équipe, c’est lui qui est responsable de l’équipe. C’est lui qui donne des objectifs, qui doit aller chercher des joueurs. Sur ce plan le président n’a rien à voir, il a désigné des gens qui ont mal fait leur boulot. Le DTN a mal fait son boulot, ce gars-là est dangereux pour le basket. Je vous le dis, je vous le redis et je vous le répète, Maguette Diop est dangereux pour le basket Sénégalais. » Dans la foulée, Tandian de rajouter que Me Ndiaye s’est entouré de gens incompétents à l’image de son DTN Maguette Diop. Pire il s’agit de personnes qui ne sont motivées que par l’appât du gain. 


Me Ndiaye et son « Clan », des commissions fictives pour caser ses alliés, absence de politiques sportives

Des propos que semble confirmer Pathé Keita le président de Guédiawaye Basket académie. Il va plus loin et parle de clan Pro Me Ndiaye. D’après lui, il existerait tout un ensemble de commissions fictives dont la seule création était motivée par un besoin de caser les « alliés   de Babacar Ndiaye : « Je persiste et je signe, tout tourne autour de l’argent, maintenant dans le basket. Tout le monde vise la fédération de Basket, pour avoir la possibilité d’être désigné délégué fédéral pour gagner de l’argent. Encore que c’est un clan. C’est le clan de Me Babacar Ndiaye qui bénéficie de ses privilèges. » déplore-t-ildénonçant ce qu’il appelle une gestion clanique et un accaparement de l’argent du contribuable par Me Ndiaye et son « clan. » 


Le président qu’il est à Guédiawaye, de souligner avec désolation que les petites catégories sont complétement laissées en rade par les dirigeants actuels : « La relève n’est pas assurée dans les catégories U16 U18 le Sénégal ne participe plus aux compétions. Depuis l’avènement, de Me Ndiaye on n’a participé à aucun championnat d’Afrique des clubs. Il n’y a aucune vision, aucune politique. Tout ce qu’ils peuvent vous dire c’est : On a gagné ceci en 2015 (Afrobasket féminin 2015) on a organisé cela… » renchérit Pathé Keita.  


Enfonçant le clou, Baba Tandian dit détenir par devers lui, des documents attestant de ces cas de détournements de fonds dont se seraient rendu coupables Me Ndiaye et ses proches collaborateurs : « Ces messieurs-là ne s’intéressent pas au développent du basket. Lui et son patron Me Ndiaye ne parlent que de compétitions internationales (Championnat du monde, préparation des JO, organisation du tournoi des JO à Dakar etc Parce que ce sont les voies et moyens pour attirer l’argent des sponsors (Nike, Orange etc…) et autres pourvoyeurs de capitaux. Il n’y aucun contrôle… Maguette Diop ne s’intéresse pas à la détection des jeunes talents pour assurer la relève. Il n’a jamais dépassé Diamniadio depuis 4 ans et demi. »  


Autant d’interpellations et d’accusations à l’encontre de l’actuel président de la FSBB, Me Babacar Ndiaye, qui devra préparer un solide dossier pour assurer sa défense. À peine réélu à la tête de la fédération…


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