Le ministère de l'Intérieur en Guinée-Bissau a appelé mardi la population au calme à la suite de rumeurs évoquant un mouvement de mécontentement au sein de la garde présidentielle, au lendemain de l'annonce du retour prochain dans le pays de l'ex-président en exil Umaro Sissoco Embalo.
Plusieurs comptes sur les réseaux sociaux ont fait état mardi d'un mécontentement d'une frange de la garde présidentielle, dont plusieurs éléments auraient été affectés vers une autre unité de l'armée et auraient manifesté leur mécontentement.
Selon ces informations, plusieurs éléments - dont des officiers - ont été désarmés et placés sous contrôle au siège de l'état-major des forces armées.
De son côté, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Agostinho Tonecas Djata, a assuré qu'il n'y avait "pas de situation alarmante au point de créer la panique à Bissau", a-t-il déclaré mardi lors d'un point de presse.
"Les mouvements observés ces derniers temps entrent dans le cadre des affectations dans les unités des forces de défense et de sécurité. C'est très normal dans les corps habillés", a-t-il affirmé, lançant un appel au calme à la population.
"Vaquez tranquillement à vos occupations", a-t-il voulu rassurer.
Cette situation intervient dans un contexte d'incertitude politique en Guinée-Bissau.
En effet, dix mois après avoir été renversé par un putsch, l'ex-président Embalo a annoncé lundi à l'AFP son retour prochain dans son pays comme "candidat à la présidentielle" du 6 décembre, censée rétablir l'ordre constitutionnel.
La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre, veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielles et législatives, par des militaires qui ont renversé M. Embalo et suspendu le processus électoral.
De nombreux observateurs ont soupçonné à l'époque M. Embalo d'avoir orchestré le coup d'État pour arrêter le processus électoral qu'il semblait perdre.
La Guinée-Bissau, pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait, avant le coup d'État du 26 novembre 2025, déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal.








