Bignona: Une importante quantité de chanvre indien saisie à Néma


Rédigé le Mardi 22 Avril 2014 à 13:18 | Lu 100 fois | 0 commentaire(s)



Bignona: Une importante quantité de chanvre indien saisie à Néma

Des militaires ont procédé à une « importante saisie » de charbon de bois et de chanvre indien contenu dans 46 sacs et des bidons, dimanche à Néma, dans le nord du département de Bignona (sud), au cours d’une opération de sécurisation, a appris le correspondant de l’APS, lundi à Ziguinchor.

La drogue saisie est composée de 46 sacs de chanvre indien déjà conditionnés, en plus d’un fût d’une capacité de 50 litres remplis de ce stupéfiant, a précisé le commandant de la zone militaire 5, le colonel Cheikh Wade, lors d’un point de presse.

Les militaires ont également découvert un sac de 50 kg et 3 bidons de 5 litres remplis de graine de semence de chanvre indien. S’y ajoute une importante quantité de charbon de bois, une tronçonneuse, 4 vélos et une moto.

Au total, 8 personnes ont été interpellées pour les délits de culture de chanvre indien et exploitation illicite de bois. Sur les 8 personnes interpellées figurent un Sénégalais, cinq Guinéens de Conakry et deux Gambiens, a indiqué le colonel Wade.

« En fait, c’est une maffia. Ce sont des gens qui viennent s’installer à côté des villages pour exploiter le bois. Mais, en arrière-plan, ce sont des champs de chanvre indien qui s’étalent à perte de vue. En tout les cas, nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour arrêter ces activités illicites », a-t-il déclaré.

« Sur le terrain, pendant toute la matinée, nos hommes ont eu à détruire de vastes champs de chanvre indien. Ils ont aussi eu à brûler des quantités importantes qu’ils n’étaient pas en mesure de transporter », a confié le commandant de la zone militaire 5.

« C’est inacceptable. Nous agirons en conséquence avec tous les moyens pour mettre un terme à ces activités illicites », a-t-il martelé, en allusion à l’ampleur de la culture de chanvre indien dans la zone.

« Aujourd’hui, beaucoup de populations sont détournées de force ou de gré vers ces activités illicites, alors qu’elles ont toujours gagné leur vie dans la dignité », a-t-il déploré

« Donc, il n’est pas acceptable que les terres fertiles et bénites de la Casamance soient transformées en zone de culture d’une plante maléfique à tout point de vue », a fait valoir le colonel Cheikh Wade.

« Il est clair que certaines bandes armées agissent de connivence avec ceux qui travaillent dans cette activité-là pour renforcer leur logistique et probablement faire durer malheureusement le conflit », a-t-il souligné.

Selon le commandant de la zone militaire numéro 5, les forces de sécurité et de défense vont agir de concert pour bien maitriser cette « activité intolérable » dans cette zone frontalière de la Gambie.

« Nous avons compris depuis très longtemps d’ailleurs que c’est la principale racine du mal. Et pour arrêter un mal, il faut l’arrêter à sa source. En tous les cas, c’est un des éléments qui font que pour ramener la paix dans cette zone, il faut faire beaucoup d’efforts dans ce sens-là », a assuré le colonel Cheikh Wade.

APS



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