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Avoirs criminels : Me Moussa Sarr veut muscler toute la chaîne du recouvrement


Rédigé le Lundi 5 Octobre 2026 à 21:01 | Lu 36 fois | 0 commentaire(s)




Avoirs criminels : Me Moussa Sarr veut muscler toute la chaîne du recouvrement

Avoirs criminels : Me Moussa Sarr veut muscler toute la chaîne du recouvrement

« Le crime ne doit pas payer. » Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, veut passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre la criminalité économique et financière. Il a appelé, ce 5 octobre 2026, à une meilleure coordination de tous les acteurs chargés de saisir, confisquer et recouvrer les avoirs issus des infractions.


Me Moussa Sarr présidait l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités organisé par l’Office national de recouvrement des avoirs criminels (ONRAC), prévu du 5 au 8 octobre 2026. Pour le Garde des Sceaux, une condamnation perd une partie de sa portée lorsque les produits de l’infraction restent dans les mains des auteurs. « Le crime ne doit pas payer », a-t-il martelé, soulignant que la criminalité économique et financière prive l’État de ressources et cause un préjudice direct à la collectivité.

Le ministre s’est félicité des avancées enregistrées par le Sénégal, avec la création de l’ONRAC, qui a permis de recouvrer plus de 50 milliards de FCFA, ainsi que la mise en place du Pool judiciaire financier. 

Me Moussa Sarr plaide pour une articulation plus étroite entre enquêteurs, magistrats et ONRAC, depuis l’identification du patrimoine jusqu’à l’exécution des décisions judiciaires. Le ministre souhaite que les investigations patrimoniales soient engagées dès les premières investigations, alors que les criminels multiplient les techniques de dissimulation, notamment à travers les sociétés écrans et les cryptoactifs.


La traque dépasse également les frontières

La coopération judiciaire internationale est, selon lui, devenue incontournable pour suivre les fonds transférés à l’étranger et empêcher leur mise à l’abri dans d’autres juridictions. Le ministre de la Justice a toutefois insisté sur le respect des droits et des garanties procédurales. Une saisie ne vaut pas condamnation et les tiers de bonne foi doivent pouvoir faire valoir leurs droits.


À l’issue de cet atelier, le ministre attend des recommandations concrètes pour améliorer les pratiques, renforcer la formation des acteurs et rendre toute la chaîne de saisie, de confiscation et de recouvrement plus efficace



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