Violence conjugale: il oblige sa femme à rester debout nue, au pied du lit


Rédigé le Vendredi 7 Mars 2014 à 14:37 | Lu 392 fois | 0 commentaire(s)



Violence conjugale: il oblige sa femme à rester debout nue, au pied du lit
 Allez comprendre ce qui lui est passé par la tête. On est le 22 décembre 2013 au soir. P. B., Douaisien de 51 ans, regarde la télévision dans son lit quand Laurence, sa concubine, avec qui il vit depuis trois ans (c’est même l’anniversaire de leur rencontre), le rejoint et s’allonge à ses côtés.

Alors que le film n’est pas terminé, P. B. sort subitement de ses gonds et se défoule sur sa compagne. D’abord des claques puis des coups de poing... avant qu’il ne s’arme d’une ceinture pour la frapper dans les jambes.

Laurence se lève mais les violences continuent. P. B. est dans une colère telle qu’il ordonne à sa concubine de se mettre nue et de se tenir debout plusieurs minutes, sans bouger, au pied du lit. Laurence, qui a déjà été victime de violences conjugales par son ex mari, s’exécute. Les minutes s’écoulent jusqu’à ce que P. B. retrouve son calme.

Le lendemain, il s’en faut de peu que Laurence ne puisse pas aller porter plainte. P. B. la retient, tente de la dissuader... mais la femme gagne son lieu de travail et, après en avoir parlé à ses collègues, est hospitalisée. Le médecin légiste qui l’a examinée a relevé « au moins une dizaine d’ecchymoses » sur son corps, note la substitut du procureur Christelle Didier.

 

« Comportement ignoble »

À la barre du tribunal, P. B. se confond en excuses, cherche des explications. « Mon comportement a été ignoble. Ce jour-là, je me suis mis des choses en tête, j’avais peur de la perdre. On ne s’était pas parlé de la journée, je me demandais ce qu’il se passait. » « Et la solution pour retenir Madame, raille Me Henry-Pierre Rulence, l’avocat de Laurène, c’est de la frapper et de l’obliger à rester dans une position dégradante et humiliante ! C’est assez incompréhensible ! » C’est surtout la marque d’un « comportement tyrannique », selon la substitut du procureur.

Depuis les faits, P. B. a été hospitalisé dans une unité de soins psychiatriques après avoir tenté de se suicider. « Il a pris conscience de la gravité de ses actes, plaide Me Arnaud Dragon, son avocat. Ce jour-là, l’absence de dialogue a provoqué chez lui une peur panique. » Sanctionnée de huit mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Pour surtout continuer à se soigner avant d’envisager de reprendre la vie commune. laovoixdunord