VIVIANE WADE / MARIÈME FAYE SALL : L’inévitable CONFRONTATIO


Rédigé le Lundi 26 Novembre 2012 à 11:27 | Lu 145 fois | 0 commentaire(s)



VIVIANE WADE / MARIÈME FAYE SALL : L’inévitable CONFRONTATIO

Nous vivons, aujourd’hui, au plus haut sommet de l’Etat, une « Confrontation ». Entre un nouveau Président de la République qui tient à « respecter ses promesses électorales » par rapport à la « gestion des deniers publics », à la « bonne gouvernance », mais, également et surtout, par rapport au « bilan des 12 ans » de l’alternance, du régime libéral et une « nouvelle opposition » incarnée par le « pape » du Sopi, Me Abdoulaye Wade, qui, du tout, ne veut pas se « laisser conduire », pieds et mains liés, à « l’échafaud ». Et qui fait, ainsi, dans la « résistance », par médias interposés, à partir de ses « proches collaborateurs ». 

Des collaborateurs de second couteau qui, aujourd’hui, n’hésitent donc pas à monter au créneau pour tirer à boulets rouges sur le nouveau régime de Macky Sall. Faisant allusion, parfois, à sa « fortune exponentielle ». Des opposants qui disent ne pas comprendre « comment, en un si court laps de temps, Macky Sall pourrait s’enrichir à ce niveau là ». Cette « Confrontation », saurait-elle laisser indifférentes les deux Premières Dames : Viviane Wade et Marième Faye Sall ?

 

Les femmes ont toujours été au devant de la scène quand il s’agit des problèmes qui intéressent, interpellent directement leur mari. Surtout que dans ce cas précis, il s’agit bien d’une question d’État. Et cet observateur de la scène politique, Djibril Wade, de faire remarquer qu’« au Sénégal, à l’exception de l’épouse du Président-poète, Léopold Sédar Senghor, toutes les Premières Dames ont joué un rôle prépondérant, même si ce n’était pas officiel, au sein de l’État. Par la création d’ONG, de Fondations, ou simplement de Mouvements de cette nature ». De ce point de vue, « la nouvelle Première Dame du Sénégal, Marième Faye Sall, ne saurait déroger à la règle », aux yeux de ce professeur, membre de Bennoo Bokk Yaakaar, Tamsir Ba, pour lequel, « cette dernière entend jouer son rôle de Première Dame. Tant du point de vue des institutions que du social ». 

D’autant qu’en face, une ex-Première Dame, Madame Viviane Wade, pour ne pas la nommer, qui a aujourd’hui maille à partir avec la justice par rapport à une gestion nébuleuse, dans le cade privé de sa Fondation, relative à une somme de 850 millions F Cfa que Me Abdoulaye Wade s’était engagé à rembourser lors d’un point de presse, ne va certainement pas échapper à ce désir ardent du président Macky Sall d’avoir une idée claire sur le mode de gestion de ces 12 années d’alternance. De ce point de vue, Mme Viviane Wade, selon nombre de citoyens, « ne pourra pas être à l’abri d’éventuels audits par rapport à la gestion de ses affaires, par rapport à la transparence dans le bon déroulement de la chose publique ». Et comme elle a déjà toujours fait, comme pour faire un clin d’œil à un vieil adage qui dit que « derrière tout grand Homme, il y a une grande Dame », tout aussi « derrière tout Homme fatigué, il y a toujours une grande Dame prête à relever le défi », en tant qu’épouse, Viviane Wade, aux yeux de bon nombre de libéraux, « ne peut que se positionner en garde fou ou en défenseuse infatigable de son mari comme elle a fait jusqu’ici. C’est un comportement tout à fait normal, justifiable et justifié de soutenir son mari d’ « ex », comme de « nouveau » Président de la République ». En attendant d’avoir la « suite » qui sera réservée à tous ces problèmes.

Me Abdoulaye Wade refuse de « MOURIR »

Maître Abdoulaye Wade, après sa « débâcle mémorable » du 25 février, suivi du « séisme libéral » opéré par une bonne frange de sa formation politique dirigée par l’ancien Président du Sénat, Pape Diop, outre les audits et la traque des biens mal acquis déclenchés par le Gouvernement du Président Macky Sall, n’entend, vraiment pas, « mourir ». Mourir par rapport à sa représentativité sur le plan de sa crédibilité, et en perspective des échéances électorales qui se profilent à l’horizon. Mais, également, le prédécesseur de Macky Sall ne veut pas mourir dans le « Cœur » des Sénégalais. Aux yeux de nombre d’observateurs de la scène politique, « ces audits comme la traque des biens mal acquis qui sont comme un couperet, risquent, à terme, de porter un « sacré coup » à la « pérennité » de sa formation politique : le PDS ». En bon politicien, n’a-t-il, donc pas intérêt à faire dans « l’agitation » ? Surtout dans la « menace » pour « résister » encore ? Même si ces menaces s’adressent au Président de la République. Mais, se demande Mountaga Touré de l’Apr, « jusqu’à quand cette résistance peut-elle prospérer » ? Et là, se trouve la « grande équation ». Quand on sait, comme ce boucher au marché Tilène, Bah Aïdara, que « tout laisse croire » que le Président Macky Sall n’est pas encore « prêt à lâcher ».

PROMESSES ELECTORALES

Macky Sall attendu au tournant

Nous sommes en politique. Et la stratégie la plus élémentaire, ne consiste-t-il pas à frapper « là » où ça fait vraiment « mal » ? De ce point de vue, les audits comme la traque des biens mal acquis, à cet instant précis, ne constituent-ils pas une « sérieuse menace » pour Me Abdoulaye Wade et ce qui reste de son parti ? Surtout que le Président Macky Sall a clairement dit, en ce qui concerne les audits, qu’ils ne sont pas le « fait » de « l’actuel régime ». Mais, qu’il s’agit bien d’opérations qui avaient été « initiés par Abdoulaye Wade », lesquels, pour des « raisons politiciennes », n’avaient pas connu de « suite ». Le Président Macky a-t-il tout juste fait de les « dépoussiérer » et de les « remettre au goût du jour » ? « Si, maintenant, ces audits, comme la traque des biens mal acquis, doivent, aujourd’hui, semer la confusion au sein du Pds et chez Me Abdoulaye Wade, tout un chacun peut croire, de ce point de vue, que le Pds a de beaux jours devant lui par rapport à la suite qui sera réservée aux dites opérations », de faire remarquer ce professeur de lycée, Momar Dieng. Comme qui dirait que, selon Bachir Sakho, forgeron de son état, « ces audits, aussi bien que la traque des biens mal acquis, ne sont rien d’autre qu’une promesse électorale que le Président Macky Sall est tenu de respecter ». • En tout état de cause, nombre de citoyens qui disent comprendre « être là, dans l’ordre des conjonctures », de se vouloir catégoriques : « Le peuple en prendra acte et en tirera toutes les conclusions. Le Président Macky Sall n’a que cinq petites années pour montrer ce qu’il sait faire ». S’agira-t-il, surtout, pour le tout nouveau locataire du Palais de la République, de prouver aux Sénégalais qu’il « sait tenir » ses « promesses ». En tout état de cause, « l’électorat sénégalais l’attend au tournant », de laisser entendre la dame Fatou Thiam, commerçante à la Médina.

RAPPORT DE COMPARAISON ENTRE VIVIANE WADE ET MARIÈME FAYE

Rien ne les rapproche, tout les sépare

Établir un rapport de comparaison entre Viviane Wade et Marième Faye Sall peut paraître un exercice périlleux. Rien ne les rapproche, tout les sépare. Autant l’épouse d’Abdoulaye Wade, tout au long du magistère de son mari de président, a occupé le devant de la scène médiatico-politique, autant l’épouse de Macky Salla brille par sa discrétion. A dire vrai, Mme Viviane Wade fut objectivement une vraie épouse de Président n’hésitant pas un seul instant à tordre l’orthodoxie institutionnelle voire protocolaire, en reléguant au second plan des Ministres et autres Directeurs de société, lors des manifestations de remise de dons, de pose de première pierre ou d’inauguration. Et « Education pour la santé » devint, en pratique, un Ministère grandeur nature. Lequel servit de tremplin et d’abris provisoire à tous ces intellectuels sans base affective, donc sans popularité, et soucieux de s’attirer les bonnes grâces du « monarque ».

Madame Wade n’avait-elle pas son quota dans tous les gouvernements qui se sont succédé de 2000 à 2012 ? Est-ce un secret de polichinelle ? De Safiétou Thiam, du ministère de la Santé à Kalidou Diallo de l’Éducation, la maman de Karim et de Sindièly Wade a régenté, promu et démis bon nombre de responsables politiques de la galaxie libérale. Une vraie « Présidente » !!! Tout à fait à l’opposé d’Adja Marième Faye Sall dont la discrétion, assez prononcée, cache mal une timidité, supposée d’abord bien réelle, ensuite eu égard à certaines dérobades quand il s’est agi de s’assumer, préférant envoyer au charbon les seconds couteaux de la trempe de notre illustre Professeur Penda Mbow. A vrai dire, Sokhna Marième Faye Sall n’est pas un as de la communication ; l’accession de son mari fut une surprise ; l’impopularité du Président Abdoulaye Wade et la mauvaise option de Benno Bokk Yaakaar de battre exclusivement campagne à Dakar et dans sa banlieue ne sont-elles pas passées par là ? A suivre…

L'office





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