Une femme musulmane voilée devient professeur de droit à Harvard


Rédigé le Lundi 23 Septembre 2013 à 16:28 | Lu 497 fois | 2 commentaire(s)


Intisar A. Rabb, un des principaux experts sur le droit islamique et l’histoire du droit, s’apprête à rejoindre rejoindre la faculté d’Harvard. Au printemps 2014, cette femme musulmane portant le voile deviendra professeur titulaire de droit, nous apprend le site web de la prestigieuse université. Cette jeune femme extrêmement compétente est actuellement professeur agrégé d’études islamiques et du Moyen-Orient et de droit à l’École de droit de New York.


Une femme musulmane voilée devient professeur de droit à Harvard
Selon Dean Martha Minow, un professeur de droit de la faculté de droit d’Harvard : « Intisar est un savant de premier ordre, elle s’engage sur les questions juridiques et historiques d’aujourd’hui avec une agilité et une curiosité contagieuse. Nous sommes ravis qu’elle se joigne à nous. Les étudiants, les journalistes et les gens du monde entier, sur plusieurs générations, bénéficieront de son expertise, son enseignement et sa merveilleuse façon d’engager les autres à la discussion sur les questions importantes. »

Rabb a déclaré : « Je suis ravi de me joindre à la faculté de droit d’Harvard : la communauté idéal pour explorer et apprendre des notions de droit islamique, histoire du droit, et le droit comparé de manière interdisciplinaire. J’ai toujours été une enseignante très engagée. J’ai hâte de rejoindre cette université et me réjouis également de l’élaboration du programme d’études juridiques islamique. »

Il y a des pays dans lequel le voile n’est pas un frein. C’est le cas des Etats-Unis, qui se focalisent sur les compétences des gens, et non sur les convictions religieuses pour décider ou non de répondre favorablement à une intégration professionnelle. Récemment, la NASA avait sur son site web, publié la biographie de Tahani Amer, une ingénieure de la NASA qui porte fièrement le voile.

Ce n’est pas la première fois que l’université d’Harvard fait parler d’elle au sein de la communauté musulmane. En effet, l’université avait décidé de mettre en avant un verset du coran à l’entrée de sa bibliothèque. Il s’agissait d’un verset tiré de la sourate An-Nisa qui, selon l’établissement, représente parfaitement la conception de la justice.