UN MEDECIN DEPLORE LA TRANSHUMANCE DES PVVIH VERS LA GAMBIE


Rédigé le Vendredi 13 Septembre 2013 à 03:49 | Lu 136 fois | 0 commentaire(s)



UN MEDECIN DEPLORE LA TRANSHUMANCE DES PVVIH VERS LA GAMBIE

Thionck Essyl (Ziguinchor), 12 sept (APS) – Le médecin chef du district sanitaire de Thionck Essyl, Jean-Pierre Diallo, a déploré jeudi la transhumance des personnes vivant avec le VIH/Sida vers la Gambie pour s’y traiter et qui reviennent le plus souvent dans un état de ‘’phase terminale’’.

‘’La base de PVVIH répertoriées dans la collecte active, nous renvoie à plus de 40 perdus de vue qui sont, pratiquement tous, partis en Gambie se faire traiter et ça pose un problème dans le suivi de la file active’’ a-t-il confié à l’APS.

Selon le médecin, qui s’exprimait en marge d’une mission d’actualisation des blogs web des sous bénéficiaires du Renforcement du système de santé (RSS), ''même si la cohorte de PVVIH à Thionck Essyl n’est pas énorme, le problème des perdus de vue pose problème''.

La Division de lutte contre le Sida et les IST (DLSI) effectue une mission de 10 jours dans la région sud (Ziguinchor, Sédhiou et Kolda) avant de se rendre à Fatick pour le renforcement de capacités des planificateurs régionaux sur l’administration des blogs.

''Dans la recherche de perdus de vue, a relevé docteur Jean-Pierre Diallo, il est établi que certains sont décédés, pour d’autres, aucune information n’est reçue, ou alors, ils reviennent simplement pour décéder, parce qu’étant dans un état où ça ne va plus du tout’’.

Toutefois, il a souligné que ''Thionck Essyl est moins vulnérable que Diouloulou, Oussouye ou Ziguinchor qui sont des zones un peu plus affectées par le VIH/Sida, même si des cas positifs de PVVIH sont souvent recensés''.

‘’La file active tourne autour de 50 patients et, pour un total de vus depuis la prise en charge de 2005, nous avons un peu moins de 110 patients’’ a confié le MCD de Sédhiou, martelant que ce sont les perdus de vue qui posent ‘’beaucoup de problème’’.

Dans le même ordre d’idées, il a demandé, dans la stratégie de mise en œuvre du Paquet intégré de service (PIS), l’adoption d’une méthode de planification familiale pour les filles âgées entre 15 et 18 ans.

Le PIS est une stratégie mise en œuvre par le RSS regroupant la prise en charge du VIH, de la tuberculose, du paludisme et de la santé de la reproduction pour mettre en pratique une nouvelle approche, afin d'assurer et de décentraliser l'accès des communautés à des soins de qualité.

‘’Il faudra maintenir la sensibilisation sur le Sida et les IST, mais surtout leur faire adopter une méthode contraceptive, parce que très tôt dans cette zone, les filles sont sexuellement actives et viennent solliciter elles-mêmes une méthode de planification familiale’’ a dit Dr Diallo.

Selon lui, vu la configuration de la partie sud du pays qui est une région carrefour, ''il y a lieu de s’appesantir sur ces indications, dans la mesure où, dans cette zone, culturellement une fille à partir de 15-16 ans est sexuellement active et a des enfants, mariée ou non''.

Le taux de prévalence du Sida au Sénégal est de 0,7%, alors que Ziguinchor affiche un taux de prévalence de 1%, donc supérieur au taux national.



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